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L’épopée cauchemardesque du soldat norvégien qui a voulu fuir les nazis

Jan Baalsrud a parcouru plus de 250 kilomètres dans les fjords de Norvège | Edward Dalmulder via Flickr CC License by

Jan Baalsrud a parcouru plus de 250 kilomètres dans les fjords de Norvège | Edward Dalmulder via Flickr CC License by

Cerné dans les fjords par les soldats nazis, Jan Baalsrud a bravé, seul et frigorifié, les 250 kilomètres qui le séparaient de la frontière avec la Suède.

C’est une histoire épique qui a fait de Jan Baalsrud un héros populaire en Norvège. Un scénario digne de The Revenant, film nommé aux Oscars 2016. Dans les colonnes du New York Times Magazine, le journaliste Robert Kolker raconte comment ce Norvégien a survécu à une chasse à l’homme nationale menée par les forces du IIIe Reich.

Le 29 mars 1943, alors que la Norvège est annexée par les nazis, le jeune Jan, 25 ans, se trouve dans les fjords au nord du pays pour saboter les installations allemandes aidé de onze compagnons au service des Alliés.

Surpris par l’arrivée de l'ennemi, l’équipage de Jan n’a d’autre choix que de couler le navire, et de fuir. Jan plonge dans l’eau glacée, où il perd l’une de ses bottes, et rejoint la rive. Après s’être débarrassé de deux soldats allemands, il se retrouve seul, sans eau ni nourriture, en pleine nature, dans le froid d’un hiver qui n’a pas encore quitté le pays.

Tant bien que mal, Jan parvient à survivre dans cet enfer glacé. Il demande de l’aide aux gens qu’il rencontre, sans jamais dévoiler qui il est, afin de ne pas se faire dénoncer aux autorités. Un pêcheur lui donne des skis pour faciliter son déplacement. À mi-chemin, Jan est surpris par une avalanche et se retrouve enseveli jusqu’au cou. Ses skis sont cassés. Il se perd ensuite trois jours dans une tempête de neige, qui l’empêche d’avancer.

Une seconde avalanche l’enterre vivant durant quatre jours, avant qu’il ne trouve refuge dans un hôtel. Jan poursuit sa route, et s’abrite quelques jours dans une caverne. Il est tellement frigorifié, que ses orteils ont depuis longtemps perdu leur utilité. Il décide de se les amputer à l’aide de son couteau, pour éviter que la gangrène ne se propage.

Alors que la vie le quitte peu à peu, des villageois le trouvent dans les sommets enneigés, et le descendent à l’aide d’une civière. Après un tel périple, Jan n’avait même plus l’air humain. Tout ce qu’il voulait était d’être en sécurité. Grâce à leur aide, il a enfin pu atteindre la frontière suédoise, où il a pu se mettre définitivement à l’abri des nazis.

Jan Baalsrud est aujourd’hui considéré comme une figure d’abnégation.  

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