Ce drone pourrait sauver la vie de milliers d'enfants malawites atteints du VIH

Loisir, vidéo, transport... Les drones font désormais partie de notre quotidien | Don McCullough via Flickr CC License by

Loisir, vidéo, transport... Les drones font désormais partie de notre quotidien | Don McCullough via Flickr CC License by

Le petit pays d'Afrique expérimente cette alternative au transport routier pour acheminer les tests sanguins dans les centres d'analyses.

Les drones parviennent à trouver leur utilité dans de nombreux corps de métier. Après l’armée, la surveillance, ou encore la livraison de biens, c’est le domaine de la santé qui s'apprête à exploiter ce potentiel.

Au Malawi, petit État d’Afrique australe enclavé entre le Mozambique, la Zambie et la Tanzanie, un drone va peut-être sauver la vie de nombreuses personnes atteintes du VIH, rapporte Quartz. Programmé pour faire l’aller-retour entre les laboratoires hospitaliers et les cliniques rurales malawites, il doit permettre une économie de temps considérable entre chaque analyse sanguine, mais également des coûts moins élevés.

Le Malawi est en situation d’urgence médicale. Il est l’un des pays les plus touchés par le VIH. En 2014, sur 130.000 jeunes infectés par le virus, seulement la moitié d’entre eux ont été pris en charge. Cette même année, 10.000 d’entre eux ont succombé à la maladie.

Les moyens pour réduire le nombre de malades sont trop réduits. Dans le pays, seulement huit laboratoires sont habilités à réaliser des analyses sanguines. Les Malawites qui se soumettent aux tests anti-VIH doivent alors attendre dix semaines avant d'avoir un retour. Un temps trop précieux pour être gaspillé.  

C’est dans l’optique de réduire ce délai que l’Unicef, en partenariat avec le gouvernement malawite, a lancé cette expérimentation. Une alternative au transport routier, qui requiert du temps, du carburant et un chauffeur. Le drone, lui, a juste besoin de faire recharger ses batteries.

Il sera testé dans des conditions météorologiques variées, sur des distances plus ou moins longues. Mardi 14 mars, il a parcouru dix kilomètres en vingt minutes.

Reste le décalage entre la technologie du drone et la pauvreté des habitants. Les Malawites ne voient pas d’un très bon œil les objets volants, qu’ils assimilent à de la sorcellerie

Partager cet article