Monde

Pas encore investie, Hillary Clinton se projette déjà vers novembre

Repéré par Claire Levenson, mis à jour le 16.03.2016 à 8 h 28

Repéré sur Slate.com

L'ancienne secrétaire d'État a encore creusé l'écart sur Bernie Sanders en l'emportant dans l'Illinois, l'Ohio, la Caroline du Nord et la Floride.

Andrew Renneisen / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP.

Andrew Renneisen / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP.

Suite à sa victoire-surprise dans le Michigan le 8 mars, Bernie Sanders espérait gagner d'autres primaires dans les Etats du Midwest post-industriel, particulièrement l'Ohio et l'Illinois. Mais c'est Hillary Clinton qui a dominé dans ces Etats lors des primaires démocrates de mardi, avec 50,5% dans l'Illinois et 56,5% dans l'Ohio, selon des résultats quasi-définitifs. Elle a aussi gagné en Floride (64,5%) et en Caroline du Nord (54,6%), tandis que la bataille était très serrée dans le Missouri, où les deux candidats n'étaient séparés que de 0,2 point (49,6% contre 49,4%).

Compte tenu de l'avantage de Clinton en termes de délégués (plus de trois cents par rapport à son rival), il devient difficile pour Sanders de prétendre à la nomination, même si son équipe de campagne explique que les Etats à venir, notamment dans l'Ouest, pourraient lui être favorables.

Quant aux conseillers de Clinton, ils sont prêts à faire pivoter la campagne au-delà des primaires, et vers la bataille contre le candidat républicain. Comme l'explique Jeremy Stahl dans Slate.com, le discours d'Hillary Clinton mardi soir indiquait qu'elle se considérait déjà comme la nominée du parti. Sans le nommer, elle s'en est en effet prise à Donald Trump:

«Notre commandant en chef doit être capable de défendre notre pays, pas de lui faire honte. De coopérer avec nos alliés, pas de se les aliéner. De vaincre nos adversaires, pas de les enhardir.»

Elle a également critiqué l'intolérance du milliardaire new-yorkais:

«Quand on entend un candidat aux présidentielles qui appelle à l'expulsion de 12 millions d'immigrés et à une interdiction des musulmans sur le territoire américain, quand il soutient la torture, cela ne fait pas de lui un candidat fort, mais juste un candidat qui a tort.»

Clinton n'a quasiment pas fait référence à son opposant démocrate, à part pour le féliciter de sa «campagne vigoureuse.»

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