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Quittez votre travail, c’est bon pour la santé!

L’ingrédient pour une reconversion professionnelle efficace: un objectif à atteindre | Ben Seidelman via Flickr CC License by

L’ingrédient pour une reconversion professionnelle efficace: un objectif à atteindre | Ben Seidelman via Flickr CC License by

La reconversion professionnelle a de nombreuses retombées bénéfiques sur la santé et le bien-être.

Qui n’a jamais eu envie, durant les heures de travail, de tout recommencer et de changer de métier? Ce n’est pas une si mauvaise idée, pour peu d’avoir prévu un «après» et de s’être fixé de solides objectifs. Barbara Bradley Hagerty, ancienne journaliste à la National Public Radio, a passé le pas de la reconversion professionnelle, afin de devenir écrivain. Dans les colonnes de The Atlantic, elle fait part des enseignements qu’elle a appris au contact d’experts de la question.

Car, selon un sondage Gallup cité par l’ancienne journaliste, un tiers des personnes nées entre 1943 et 1976 (les baby-boomers et la génération X) sont «activement désengagées» au travail. Et ces personnes présentent généralement des taux de cortisol plus hauts, une hypertension artérielle et ont deux fois plus de chance de tomber malade ou en dépression que leurs collègues plus impliqués.

Étapes à franchir

Barbara Bradley Hagerty pointe du doigt l’ingrédient déterminant une reconversion professionnelle efficace: un objectif à atteindre. Elle cite une étude menée par l’institut de recherche sur le bonheur de Copenhague, selon laquelle cette notion d’objectif contribue deux fois plus au bien-être des employés que le second critère essentiel, un bon supérieur hiérarchique. Une théorie validée par le penseur Aristote, selon qui une vie heureuse n’est pas une vie facile mais une vie au cours de laquelle on franchit les étapes que l’on s’impose comme objectifs.

«Contrairement aux personnes qui ne se lancent jamais de défi, celles qui sont déterminées ont bien moins de chance de mourir sur une période donnée; elles sont également moins susceptibles d’avoir une crise cardiaque et davantage perméables aux virus et aux pathologies telles que le diabète, le cancer et les maladies neurodégénératives», rapporte la journaliste, qui se fonde sur les dires de Philip A. Pizzo, un professeur de l’université de Stanford qu’elle a rencontré.

Cerveau plus efficace

Selon Paul Nussbaum, un neuropsychologue que la journaliste a contacté, le fait de changer ses habitudes mène le cerveau d’un individu à se créer de nouveaux réseaux de neurones au niveau de l’hippocampe, la partie de notre cerveau liée à la mémoire. Une manière de préserver notre rapidité d’esprit et de réflexion.

Toutefois, pas de précipitation: se reconvertir ne se fait pas en un jour. Barbara Bradley Hagerty fait part d’un consensus général entre tous les chercheurs qu’elle a pu interroger sur la question: il faut y aller pas à pas. Cultiver ses talents, ses compétences, et les orienter peu à peu dans la direction que l’on se donne, quitte à se charger de nouvelles tâches au sein du lieu de travail. En avançant de cette manière, il n’y a rien à perdre:

«Durant deux ans, j’ai écouté des personnes qui cherchaient à redonner un nouveau sens à leur vie. Peu ont regretté leur reconversion, même si elles avaient échoué et étaient retournées à leur premier emploi. L’échec leur a permis d’aiguiser leur appréciation quant à leur précédent métier. Les personnes qui ont exprimé le plus de regrets […] étaient celles qui n’avaient jamais essayé.»

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