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Facebook critiqué pour avoir activé son Safety Check en Turquie mais pas en Côte d'Ivoire

Des policiers inspectent la plage autour de l'hôtel l'Etoile du Sud, à Grand-Bassam lundi 14 mars, au lendemain de l'attaque terroriste. Crédit photo: ISSOUF SANOGO / AFP

Des policiers inspectent la plage autour de l'hôtel l'Etoile du Sud, à Grand-Bassam lundi 14 mars, au lendemain de l'attaque terroriste. Crédit photo: ISSOUF SANOGO / AFP

À l'inverse, les habitants d'Ankara ont bénéficié de ce service le même jour pour indiquer à leurs proches s'ils étaient en sécurité après un attentat à la bombe.

C'est une nouvelle polémique qui touche le Safety Check de Facebook. Ce service permet à un utilisateur d'indiquer à ses proches qu'il est en sécurité après un attentat ou une catastrophe naturelle. Dimanche 13 mars, alors que deux attentats terroristes ont touché la station balnéaire de Grand-Bassam en Côte d'Ivoire, où 16 personnes ont perdu la vie, et Ankara, où l'explosion d'une voiture piégée a tué 37 personnes, seuls les habitants de la capitale turque ont bénéficié du service Safety Check. Les internautes ivoiriens étaient eux oubliés, comme le rapporte le site d'informations Quartz.

«Facebook est critiqué pour ne pas avoir activé Safety Check lors de l'attaque en Côte d'Ivoire».

Ce n'est pas la première fois que Facebook est critiqué pour une différence de traitement géographique de son service. Le 12 novembre, lorsqu'un attentat avait ensanglanté la capitale libanaise Beyrouth, où 43 personnes avaient trouvé la mort, le Safety Check n'avait pas été activé par le géant américain. Au contraire de ce qui s'était produit le lendemain, le 13 novembre, lors des attaques de Paris. 

Sur Facebook, de nombreux utilisateurs ivoiriens se sont émus de la différence de traitement entre la Turquie et la Côte d'Ivoire. «Une attaque terroristes a eu lieu dans mon pays la Côte d'Ivoire également. Vous devez activer Safety Check partout à chaque fois qu'une attaque terroriste se produit», a par exemple commenté Brahima Bilali en réponse à un post d'information de Facebook sur l'activation de Safety Check à Ankara. 

Facebook n'a pour le moment pas réagi à cette différence de traitement. Mais en novembre dernier, Mark Zuckerberg avait répondu personnellement aux critiques en déclarant que les équipes du réseau social «travaillaient dur pour aider les gens qui souffrent dans autant de situations que possible». Quelques jours après les attaques de Paris, Facebook avait activé Safety Check après une attaque terroriste de Boko Haram au Nigeria.

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