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Le mois de février a marqué une nouvelle étape dans le réchauffement de notre planète

Image extraite d'une vidéo de la Nasa sur les températures pour la périodes 2011-2015.

Image extraite d'une vidéo de la Nasa sur les températures pour la périodes 2011-2015.

Il s’agit du mois de février le plus chaud jamais mesuré, avec 1,35°C au dessus de la moyenne de long terme.

Il y a quelques jours, nous vous parlions des organisateurs d’une course de chiens de traîneau en Alaska, obligés d’importer de la neige pour la piste à cause d’un mois de février particulièrement doux. Et bien les mushers ne sont pas les seuls à avoir vécu un mois exceptionnel.

Comme le rapporte Slate.com, la Nasa vient de rendre publiques des données particulièrement effrayantes sur février 2016. Il s’agissait «non seulement du mois le plus chaud jamais mesuré mondialement, avec 1,35°C au-dessus de la moyenne de long terme, mais également 0,2°C plus chaud que le mois qui était jusque-là le plus anormalement chaud jamais enregistré: janvier 2016». Lors du premier mois de l’année, la moyenne mondiale était en effet supérieure de «seulement» 1,14°C. Si elles ont été établies à partir d’un modèle de moyennes allant de l’année 1951 à l’année 1980, ces données ont atteint un niveau jamais vu depuis le début des enregistrements climatiques en 1880.


«Normalement je ne commente pas les mois individuels (trop de météo, pas assez de climat), mais le mois dernier était spécial.»

Gavin Schmidt, directeur de l’institut Goddard des études de l’espace au sein de la Nasa a raison de dire «Waoh» face à ces données. Cette poussée de chaleur s’est concentrée dans l’hémisphère nord et l’Arctique, livrant des records de température jamais vue auparavant. Slate.com note ainsi qu’il s’agit «des plus chaudes qu’elles aient vécues depuis au moins plusieurs milliers d’années», si l’on se base sur les niveaux de dioxyde de carbone.

De son côté, Mashable explique que le réchauffement climatique, s’il participe de façon active à ces résultats, n’est évidemment pas le seul responsable: le phénomène climatique El Niño a bien sûr eu un rôle à jouer dans ces données, comme il l’avait fait lors du mois de février 1998, dernier record en date. Il n’empêche, comme le note le site américain, il s’agit d’une «indication importante sur la façon dont le réchauffement climatique causé par l’homme a modifié le modèle de référence du climat de la planète, février 2016 étant 0,846°C plus chaud que février 1998, malgré l’intensité similaire d’El Niño lors de ces deux années». Et même si l’on met de côté ces événements climatiques naturels, les pics de températures partaient d’un seuil toujours plus élevé par rapport aux années précédentes.

Désormais, qu’il s’agisse de moyennes réalisées sur les douze derniers mois ou sur les trente dernières années, les scientifiques ont plus que jamais les données nécessaires pour confirmer la nature humaine du réchauffement climatique.

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