Partager cet article

Daech oblige ses esclaves sexuelles à utiliser des moyens de contraception

Un drapeau et une bannière de Daech, dans le nord de l'Irak, le 11 septembre 2015. MARWAN IBRAHIM / AFP

Un drapeau et une bannière de Daech, dans le nord de l'Irak, le 11 septembre 2015. MARWAN IBRAHIM / AFP

Le New York Times a pu parler avec une trentaine de ces femmes qui ont réussi à fuir.

On savait que Daech réduisait des femmes en esclaves sexuelles. Rukmini Callimachi, l'une des meilleures spécialistes du sujet, a interrogé une trentaine de ces femmes, qui se sont depuis échappées. Elle explique, ce 12 mars, dans un long article publié sur le site du New York Times, que le groupe État Islamique les oblige à utiliser des moyens contraceptifs, et ainsi «continuer le trafic, [...] et les abus toujours aussi violents pendant qu'ils se passent ces femmes entre eux».

Avant d'avoir des relations sexuelles avec elles, ils doivent s'assurer qu'elles ne sont pas enceintes. «Le but est de s'assurer qu'il n'y aura pas de confusion sur l'identité du père». Les auteurs de cette règle estimaient qu'il fallait attendre un cycle menstruel, quand cette femme «change de main». Mais cette limite est contournée.

«Dans son manuel, Daech souligne cette méthode d'abstinence comme une des options. Mais il cite également l'opinion minoritaire d'un religieux tunisien qui estimait au XIIe siècle qu'il fallait simplement respecter l'esprit de la loi. Cela ouvre la voie à d'autres moyens, comme la médecine moderne, pour contourner cette période.»

Même si elles ne sont pas appliquées par tous, ces règles semblent néanmoins être assez respectées, note le quotidien américain. Le centre du Dr. Taib a ainsi enregistré 700 cas de viols, mais traité seulement 35 grossesses, alors que ce chiffre devrait plus s'approcher des 140, estime-t-il.

«Même plus si vous considérez que ces femmes ont été violées par plusieurs personnes sur de nombreux mois. J'en ai conclu qu'elles avortaient avant de revenir ou qu'elles utilisaient un moyen de contraception. Si elles avortaient il y aurait eu des signes. Il n'y en avait pas.»

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites et vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt. > Paramétrer > J'accepte