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58% de l’alimentation quotidienne des Américains est «ultra-transformée»

froot loops | Rosana Prada via Flickr CC License by

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D’après une étude, aux États-Unis, plus de la moitié de l'apport énergétique moyen des consommateurs est constitué d’aliments «ultra-transformés».

Pizzas surgelées, soupes instantanées, boîtes de céréales pour le petit-déjeuner, boissons gazeuses… Selon des chercheurs de l’Université Tufts, dans le Massachusetts, aux États-Unis, et de l’Université de São Paulo, au Brésil, 58% des calories quotidiennes des Américains proviennent de produits «ultra-transformés», définis par «des formulations industrielles qui, en plus du sel, du sucre, des huiles et des graisses, incluent des substances non utilisées dans les préparations culinaires, en particulier des additifs utilisés pour imiter les qualité sensorielles des aliments peu transformés». En bref, toute une palette d’aliments qui contiennent des ingrédients que vous ne trouverez certainement pas dans votre cuisine (édulcorants, huiles hydrogénées, émulsifiants…).

Pour réaliser leur étude, publiée dans la revue BMJ Open, ces chercheurs ont analysé le comportement alimentaire de plus de 9.000 personnes, grâce à des données recueillies lors d’une grande enquête nutritionnelle nationale. Les participants ont été invités à raconter ce qu’ils avaient mangé dans les dernières vingt-quatre heures. En moyenne, les personnes testées avaient consommé 2.070 calories par jour, rapporte Vox.com.

En plus de cette grosse majorité de calories sous forme d’aliments «ultra-transformés», 10% de leurs apports énergétiques provenaient d’aliments moyennement transformés, comme le fromage ou la charcuterie, et 28% d’aliments non transformés, comme des œufs, du lait, des légumes, du poisson frais…

Huit fois plus de sucre

Les chercheurs se sont penchés sur le cas précis du sucre. Selon eux, ces produits «ultra-transformés» représentent 90% de la consommation de sucres ajoutés des Américains. En moyenne, ces aliments très industriels contenaient huit fois plus de sucre que les aliments moyennement transformés et cinq fois plus que les aliments non transformés et cuisinés.

La conclusion des chercheurs est simple:

«La diminution de la consommation d’aliments “ultra-transformés” pourrait être une manière efficace de réduire la consommation excessive de sucres ajoutés aux États-Unis.»

Comme l’explique Grub Street, en plus d’augmenter les excès de sucre, la consommation massive de ces aliments «ultra-transformés» rend les gens «à la fois suralimentés et sous-alimentés» (car nourris par des calories «vides», peu intéressantes nutritionnellement parlant). C’est en d’autres termes «ce que certains décrivent comme étant le paradoxe du système alimentaire moderne».

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