Sciences

Et si on identifiait les terroristes à leur façon de faire le «V» de la victoire?

Temps de lecture : 2 min

Des chercheurs travaillent sur un algorithme permettant d’identifier une personne par sa manière de faire le signe de la victoire.

Des rebelles touaregs font le signe "V" de la victoire, au Mali, en 2012. | Magharebia via Wikimedia Commons License by

Cette machine n’est encore qu’au stade d’essai mais elle pourrait rapidement devenir un outil précieux dans la quête d’identification de terroristes. Technology Review révèle qu’Ahmad Hassanat, de l’université de Mu’tah, en Jordanie, a mis au point avec son équipe un dispositif, qui, grâce à un algorithme, permet d’identifier un individu à partir de la seule manière dont il fait le fameux «V» de la victoire. Ce signe, très prisé des groupes terroristes lorsqu’ils posent, cagoulés, sur des photos, pourrait permettre leur identification.

Le problème est bien là: ces terroristes ont la plupart du temps le visage dissimulé, ce qui empêche toute reconnaissance faciale. Pour pallier cette difficulté, les services militaires ont eu alors pour projet de développer un système de reconnaissance vocale.

Identification biométrique

Grâce à l’innovation de Hassanat, une nouvelle étape va probablement être franchie. En analysant la taille des doigts et l’angle créé entre l’index et le majeur, cet algorithme pourrait se révéler très utile dans l’identification biométrique. En effet, de nombreux anatomistes affirment que la main, au même titre que les yeux ou les empreintes digitales, est une partie du corps humain qui varie significativement d’un individu à un autre.

Seulement, se contenter d’analyser seulement le positionnement des doigts rend la tâche très ardue. «Identifier une personne en n’utilisant qu’une petite partie de sa main est difficile. À notre connaissance, cela n’a jamais été expérimenté», confiait Ahmad Hassanat à Technology Review.

90% d’efficacité

L’équipe de chercheurs a demandé à cinquante personnes de faire le signe de la victoire de la main droite, avant de les photographier sous divers angles. Deux tiers des 500 clichés ont été utilisés pour constituer une base de données, qui a servi pour élaborer l’algorithme et tester son efficacité sur le tiers restant des photos. Résultat: 90% des identifications tombaient juste. Un résultat encore trop imprécis mais encourageant selon les chercheurs, qui affirment:

«Il y a de grandes chances que ce système soit utilisé pour identifier des terroristes, si la seule partie de leur corps visible est leur main faisant le signe de la victoire.»

Afin d’améliorer l’algorithme, Hassanat compte agrandir sa base de données en prenant davantage de clichés et entrer dans les critères d’identification des informations telles que la longueur et la largeur des doigts. Dans l’optique où ce système serait couplé avec d’autres algorithmes de d’identification, l’innovation de Hassanat pourrait se révéler très utile dans la course à l’identification biométrique.

Slate.fr

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