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Au Japon, des conducteurs de métro se battent pour pouvoir porter la barbe

Un Japonais portant la barbe (image d’illustration) | Ivan Mlinaric via Flickr CC License by

Un Japonais portant la barbe (image d’illustration) | Ivan Mlinaric via Flickr CC License by

En 2012, l’agence de transports publics d’Osaka a interdit à ses employés de porter la barbe.

Deux conducteurs de métro viennent de faire un procès à la municipalité d’Osaka pour obtenir le droit de porter la barbe. En 2012, l’agence de transports publics de cette ville japonaise avait mis en place de nouvelles règles esthétiques pour leurs employés, dont l’interdiction du port de la barbe. Comme le précise Quartz, les deux conducteurs rebelles ne portent pas de grosses barbes touffues mais de discrets boucs bien entretenus.

«Pouvoir se faire pousser la barbe fait partie des libertés individuelles, comme choisir ses habits ou sa coupe de cheveux, indique le texte du procès. Les règles esthétiques de la ville sont une violation de cette liberté garantie par la constitution.»

Les deux conducteurs qui ont refusé de se raser disent qu’ils ont été pénalisés financièrement pour ce simple choix esthétique. À cause de leur désobéissance, leurs évaluations ont été médiocres et leurs bonus moins élevés. Les deux hommes, qui ont une cinquantaine d’années, avaient tranquillement conduit les métros d’Osaka avec leurs boucs pendant plus de dix ans jusqu’à ce que le nouveau maire décide que leur apparence posait problème.

Politique anti-barbe

Ils demandent des dommages et intérêts de 2,2 millions de yens (soit plus de 17.000 euros chacun) pour souffrance psychologique et bonus manqués. Le maire d’Osaka, Hirofumi Yoshimura, continue de défendre cette politique anti-barbe. Pour lui, l’interdiction n’est «pas excessive» car elle permet «aux passagers d’avoir une expérience de voyage agréable».

 
 

Les conducteurs ne voient pas vraiment en quoi leurs boucs pourraient affecter les voyageurs:

«Je n’ai jamais négligé de tailler ma barbe, a expliqué un conducteur aux journalistes. Il est inacceptable qu’on m’accuse de ne pas bien prendre soin de moi juste parce que je porte la barbe.»

Pour l’association du barreau d’Osaka, cette interdiction constitue même une atteinte aux droits de l’homme des deux conducteurs.

 
 
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