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«La Disparition» de Perec, expliqué sans «e», mais avec des emojis

Montage Slate.fr

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Pour fêter les 80 ans de la naissance de Georges Perec, nous vous proposons un petit exercice de style, toujours sans «e», mais remis au goût du jour.

Quand il publie son roman La Disparition en 1969, Georges Perec fascine son public en écrivant un texte sans aucun mot contenant la lettre «e», un exploit. Un lipogramme qui s'inscrit parfaitement dans le mouvement de l'Oulipo, «l'ouvroir de littérature potentielle» dont étaient membres Perec ou Raymond Queneau, qui s'étaient donnés pour mission de trouver des contraintes d'écriture susceptible de décupler leur potentiel créatif.  

À l'occasion des 80 ans de la naissance de Georges Perec, Google a décidé de célébrer l'homme en perdant son propre «e» sur sa page d'accueil. De notre côté, nous avons décidé de publier un petit texte explicatif de son célèbre roman, sans aucun «e» mais avec des emojis. Ces petits dessins qui envahissent notre environnement numérique ont pris une telle importance que l'on commence à se demander s'ils ne pourraient pas devenir un jour un langage à part entière. S'il apparaît difficile de construire un propos élaboré sans la lettre la plus populaire du dictionnaire, on notera néanmoins que l'usage d'emojis, aussi décrié soit-il, permet de remédier en partie à l'absence de «e», l'imagination permettant de combler les vides. Un exercice qui, à sa petite échelle, correspond aux exigeances de  «l'ouvroir de littérature potentielle».

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