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Un scandale de plagiat secoue le monde des éditeurs de mots croisés américains

22 jan / Gwen via Flickr CC License By

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C'est grâce à une base de données croisant des milliers de grilles que les plagiats ont été identifiés.

L’un des plus gros éditeurs américains de mots croisés, dont les grilles se retrouvent notamment dans les colonnes du quotidien USA Today, aurait plagié des éléments de grilles du New York Times depuis 1999. Selon le site Five Thirty Eight, des centaines d’autres grilles auraient été publiées par cet éditeur à plusieurs reprises sous différents noms d’auteurs.

Timothy Parker, l’éditeur en question, ne nie pas les similitudes entre les grilles mais affirme qu’il s’agit de coïncidences, et qu’il ne regarde jamais les grilles publiées par d’autres médias. Il souligne en particulier que seulement 65 grilles répliquent des thèmes de celles du New York Times, sur plus de 15.000 grilles publiées au cours des années.

Selon l’auteur de l’article, même si la malchance peut expliquer que 65 grilles aient été répliquées par hasard, en revanche le fait qu’elles proviennent toutes du New York Times et aient été répliquées dans deux médias (dont USA Today) rend peu crédible la thèse du hasard. D'autant que ces plagiats concernent les «thèmes», c'est à dire les phrases qu'on lit sur une grille une fois remplie.

Un exemple de paire de grilles qui reproduisent les mêmes thèmes (phrases en blanc).

La base de donnée qui a permis d’identifier ces plagiats comprend des milliers de grilles publiées dans 11 médias sur une longue période, remontant jusqu’à 1942 pour le New York Times. L’ingénieur à l’origine de cette base de données a développé un programme qui identifie les similitudes entre grilles et assigne à ces paires un score basé sur le pourcentage de lettre et de cases noires partagées.

Jusqu’à ces révélations, l’existence de plagiats dans le monde des mots croisés était inconnue, y compris des amateurs avertis. Un scandale «qui n’aurait jamais pu être mis en lumière avant l’ère électronique», se réjouit Will Shortz, l’éditeur du New York Times, le plagié de l’histoire...

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