Monde

Huit ans après, Donald Trump a les faveurs de Joe le Plombier

Temps de lecture : 2 min

Reuters est allé retrouver cet habitant de l'Ohio qui avait marqué la fin de la campagne présidentielle 2008 en critiquant Obama.

Huit ans de présidence Obama n'ont pas apaisé Joe le Plombier. Lors de la campagne présidentielle américaine 2008, cet Américain de l'Ohio qui ne s'appelle pas Joe, mais Sam et qui n'était pas plombieril trainaît aussi pas mal de casseroles– avait fait les gros titres de la presse et s'était retrouvé au cœur de la campagne. Comme nous le racontions, Joe s'était fait connaître en apostrophant Barack Obama «sur les effets d'une de ses propositions sur sa PME, juste avant le dernier débat présidentiel. La complainte de Joe sur les impôts prévus par Obama avait été reprise par son concurrent à l'élection John McCain, pour intégrer le message républicain».

En pleine primaires américaines, Reuters est allé retrouver Sam Wurzelbacher, chez lui, à Holland, dans l'Ohio, où 66 délégués seront en jeu le 15 mars. L'agence de presse explique que comme beaucoup d'électeurs en colère, il voit l'arrivée de Donald Trump comme une bonne nouvelle. Et pas seulement pour les raisons avancées habituellement:

«C'est un gagnant. Il a gagné des milliards. Il a eu des relations avec des femmes splendides. Sa femme est mannequin. Ce n'est pas quelque chose que l'on peut dédaigner. Et beaucoup de gens pensent qu'il peut avoir le même genre de succès du côté de la Maison Blanche.»

Reuters explique néanmoins que c'est surtout la position de Trump comme candidat rebelle capable de défier les leaders du parti plus que sa (supposée?) fortune ou les formes de sa femme Melania qui lui donnent des raisons de voter pour Trump.

Reste que Joe le Plombier n'a pas encore choisi s'il allait voter pour le magnat de l'immobilier, ou un autre candidat:

«Il aime aussi Ted Cruz, le sénateur conservateur du Texas. Il est très critique avec Marco Rubio, le sénateur de Floride, et le candidat préféré de l'establishment républicain pour affronter Trump. Et il n'aime pas John Kasich, le gouverneur de l'Ohio qui est juste derrière Trump dans les sondages dans son État.»

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