Un meeting de Donald Trump a pris des airs d’Allemagne nazie

Le 5 mars 2016, à Orlando, les supporters de Donald Trump jurent qu'ils voteront pour lui lors du vote du 15 mars | JOE RAEDLE/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP

Le 5 mars 2016, à Orlando, les supporters de Donald Trump jurent qu'ils voteront pour lui lors du vote du 15 mars | JOE RAEDLE/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP

La main droite levée des supporters de Donald Trump jurant qu’ils voteraient pour lui rappelle le salut nazi de l'Allemagne des années 1930.

La rhétorique raciste de Donald Trump dans la course à l’investiture républicaine, dans laquelle il est favori, a conduit de nombreux commentateurs à comparer son ascension à celle d’Adolf Hitler. D’autant que les toutes premières déclarations antisémites de Hitler n’ont pas été prises au sérieux, tout comme la candidature du milliardaire américain a longtemps été sous-estimée par les soi-disant experts. Depuis samedi 5 mars, des images viennent renforcer la comparaison entre les deux hommes.

Lors d’un rassemblement à Orlando, en Floride, Donald Trump a demandé à ses supporters de jurer solennellement qu’ils voteraient pour lui. Et pour cela de lever la main droite. La foule a suivi avec enthousiasme les consignes du candidat en tendant le bras de telle sorte que ces saluts ne peuvent pas manquer de rappeler l’Allemagne des années 1930.

 

«Ça me rappelle quelque chose mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus.»

«Heil Trump»

Sur les réseaux sociaux, les parallèles entre Donald Trump et Adolf Hitler n’ont pas tardé à être dressés, certains utilisant l’expression «Heil Trump», d’autres parlant de «primaire Nuremberg», d’autres encore écrivant «Mein Drumpf», détournant ainsi le titre de l’ouvrage Mein Kampf tout en faisant référence au personnage parodique Donald J. Drumpf inventé par lhumoriste John Oliver. Des photographies avec l’aspirant président républicain d’un côté et Hitler de l’autre ou avec le meeting en question à Orlando et des images d’archive de l’Allemagne nazie ont également été partagées sur Twitter.

 

«Ça vous rappelle quelque chose? Trump a fait lever la main droite à ses supporters à Orlando et jurer qu’ils voteraient à la primaire.»

Jusqu’à présent, Donald Trump a réussi à obtenir suffisamment de voix pour avoir 380 délégués (contre 300 pour Ted Cruz et 128 pour Marco Rubio). Si le 5 mars Ted Cruz a remporté le Kansas (48,2%) et le Maine (45,9%), devançant Donald Trump (qui a récolté respectivement 23,3% et 32,6% des suffrages dans ces deux États mais tout de même remporté le Kentucky et la Louisiane) et devenant ainsi son principal concurrent dans la primaire républicaine, ces résultats en demi-teinte sont toutefois une bonne nouvelle pour Trump, analyse Slate.com. Notamment parce qu’elles évincent de la course Marco Rubio, sénateur de Floride. Or, comme le rappelle le Washington Post, Trump ne s’est pas caché de l’importance que revêtait le vote qui se tiendra le 15 mars en Floride; selon ses estimations, s’il remporte la Floride, il peut s’assurer de la nomination: «Si nous gagnons en Floride, c’est terminé.»

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