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En plein débat, Donald Trump a défendu la taille de son pénis (oui, oui, son pénis)

Donald Trump lors d'un discours à Fort Worth, au Texas, le 26 février 2016. Tom Pennington/AFP

Donald Trump lors d'un discours à Fort Worth, au Texas, le 26 février 2016. Tom Pennington/AFP

Dans la même journée, le candidat à la primaire républicaine a expliqué que Romney aurait pu se mettre à genoux en 2012, s'il lui avait demandé.

Régulièrement, quand Donald Trump s'exprime dans cette primaire républicaine, on pense avoir touché le fond. Et puis on découvre qu'il continue de creuser. Hier soir, le magnat de l'immobilier a parlé de son pénis lors du débat républicain (et non, ce n'est pas une blague). Vox raconte sur son site comment tout ceci s'est déroulé:

«Lors d'un échange sur les attaques personnelles qu'avait lancé Rubio contre Trump, Rubio expliquait que si un candidat “méritait” d'être attaqué personnellement, c'était Trump, parce que c'est lui qui s'en prend le plus aux autres.»

 

Et puis Trump a montré ses mains au public et s'est lancé:

«Rubio s'en est pris à mes mains. [...] Regardez ces mains. Est-ce qu'elles sont petites? Et il a fait référence à mes mains –si elles sont petites, alors quelque chose doit être petit. Je vous garantis qu'il n'y a aucun problème à ce sujet.»

Un candidat à la présidentielle a donc parlé de la taille de son pénis, pendant un débat télévisé. Je vais vous laisser quelques secondes pour bien réaliser ce que Trump a dit.

Si vous voulez comprendre le pourquoi de cette réaction, il faut remonter à un meeting de Marco Rubio, il y a quelques jours, quand le candidat républicain a fait une blague à ce sujet.

Vox indique qu'il est sur la défensive sur ses mains «depuis que le magazine Spy l'a qualifié de “rustre aux petits doigts”, en 1988. Trump envoie toujours de temps en temps des photos de ses mains au rédacteur en chef du magazine, qui a disparu depuis, pour lui prouver que ses doigts ne sont pas petits».

Une histoire ressortie par John Oliver, dimanche dernier.

 

Mais Trump ne s'est pas arrêté là. Un peu plus tôt dans la journée, Mitt Romney, l'ancien candidat à la présidentielle 2012 s'en est pris (de façon assez hypocrite) au candidat républicain lors d'une conférence de presse. Trump n'a visiblement pas apprécié.

Trump sur Romney: «J'aurais pu dire à Mitt de se mettre à genoux et il se serait mis à genoux.»

 

Venant de n'importe quel autre candidat, on aurait pu s'étonner du choix des mots, et passer à autre chose. Le fait que cette phrase sorte de la bouche de Donald Trump lui donne un tout autre sens:

Sur MSNBC, le pendant démocrate de Fox News, l'animateur de radio conservateur Andrew McKay n'y est d'ailleurs pas allé par quatre chemins.

 

«Nous vivons dans un coin qui se présente comme très chrétien, il y a beaucoup d'églises, d'électeurs évangélistes, des baptistes, des catholiques, tout le coin est dominé par la religion. Et ils doivent tous se demander s'ils veulent de quelqu'un qui dit qu'un ancien candidat à la présidentielle de son parti s'est mis à genoux et lui a proposé de lui tailler une pipe?»

Les électeurs de Trump n'ont pas trop apprécié cette interprétation.

La primaire peut durer jusqu'au mois de juillet. L'élection présidentielle jusqu'à novembre. Autant vous dire qu'on n'en a pas tout à fait fini avec les sorties de Trump...

 

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