Partager cet article

En Alaska, il faut importer de la neige pour les courses de chiens de traîneau

Un musher et ses chiens en pleine course | Tpsdave via Pixabay CC License by

Un musher et ses chiens en pleine course | Tpsdave via Pixabay CC License by

La neige a transité sur plus de 500 kilomètres pour permettre à l'Iditarod d'avoir lieu.

Le 29 février dernier était une journée spéciale pour les habitants d’Anchorage, ville du sud de l’Alaska aux États-Unis. Si l’on en croit les enregistrements météorologiques locaux, il s’agissait du premier jour de février où pas un seul centimètre de neige n’était visible dans la ville. Un constat tragique quand on sait qu’il s’agit habituellement de la période la plus enneigée de l’année.


«La profondeur de la neige a chuté à zéro aujourd'hui à Anchorage. Premier jour du mois de février sans une trace de neige.»

Et cette anomalie climatique a évidemment des conséquences sur les festivités de la région. Slate.com nous explique que c’est un coup dur pour les mushers puisque ce premier week-end de mars est consacré à l’Iditarod, une célèbre course de chiens de traîneau longue de plus de 1.700 km et d’au moins neuf jours, allant d’Anchorage à Norme à travers la taïga. Et pour sauver la course, les organisateurs ont sorti les gros moyens:

«Mercredi, les organisateurs de la course ont annoncé que, comme il n’y avait pas de neige sur le sol à Anchorage, la cérémonie de départ de l’Iditarod serait raccourcie, explique Slate.com. Pour rendre la course possible, l’Alaska Railroad a envoyé un train rempli de neige jeudi matin depuis Fairbanks vers Anchorage, 580 kilomètres plus bas.»


Faut-il pour autant y voir un lien avec le réchauffement climatique? Rien n’est moins sûr. Certes, les températures dans l’Alaska grimpent deux fois plus vite que la moyenne mondiale, et le climat est bien plus chaud depuis trois ans maintenant dans la région d’Anchorage. Mais Slate.com évoque aussi un autre paramètre: El Niño. Le National Oceanic and Atmospheric Administration a expliqué en octobre dernier que ce phénomène climatique entraînerait un climat plus «doux» dans l’Alaska. «Les températures seraient au-dessus de la moyenne dans l’Alaska et à Hawaï», notait alors l’agence.

Cette nouvelle fait écho à la propre actualité climatique française: Météo France a annoncé que cet hiver a été le plus chaud depuis 1900. L’AFP explique que «la température moyenne sur ces trois mois a été de 8°C, soit 2,6°C au-dessus de la normale». Pour Météo France, «cette valeur place l'hiver 2015-2016 au 1er rang des hivers les plus doux depuis le début des mesures», il y a plus d’un siècle.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte