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Des groupes Facebook servent de refuge au trafic d’animaux sauvages

Le binturong est une espèce menacée | russellstreet via Flickr CC License by

Le binturong est une espèce menacée | russellstreet via Flickr CC License by

Sur Facebook, le réseau de protection des animaux Traffic a découvert plus de 300 animaux sauvages en vente.

Des centaines d’animaux protégés se retrouvent en vente sur des groupes Facebook. La BBC rapporte que le réseau de protection des animaux Traffic a découvert que des ours malais, des gibbons ou encore des binturongs se revendaient sur des groupes en Malaisie, alors que «ce genre de ventes illégales est une menace grandissante dans le monde entier»:

«Les chercheurs ont surveillé quatorze groupes pendant trente minutes chaque jour, sur une période de cinq mois. Ils ont découvert plus de 300 animaux sauvages en vente.»

Sur son site, Traffic précise que la plupart de ces quatorze groupes étaient fermés. En clair, impossible d’avoir accès au contenu si la demande d’accès n’est pas acceptée par l’un des administrateurs. Reste que ces groupes ne semblaient pas être tout à fait confidentiels non plus:

«À la fin de notre surveillance, les groupes comptaient près de 68.000 utilisateurs actifs et les 106 vendeurs identifiées n’ont fait que peu d’efforts pour cacher leur activité illégale.»

Nouveaux marchés illégaux

Traffic explique avoir partagé les résultats de son enquête avec Facebook. Le réseau social «cherche à développer des solutions pratiques pour combattre ce trafic», explique la BBC.

Un porte-parole du réseau social a tenu à rappeler que Facebook s’opposait à ce genre d’activités sur sa plateforme et qu’il n’hésiterait pas «à supprimer tout contenu qui enfreint ses termes de service». Traffic a également fourni ses résultats aux autorités malaisiennes, qui ont procédé à quarante-trois saisies, arrêté cinquante-quatre trafiquants et empêché soixante-sept espèces d’être vendues illégalement sur Facebook.

La BBC souligne néanmoins que les «enquêteurs s’inquiètent de l’utilisation des réseaux sociaux et des smartphones, qui peuvent permettre à toutes les personnes intéressées par la vente d’animaux d’accéder rapidement à un très grand nombre d’acheteurs potentiels»:

«Ils pensent que ces technologies ouvrent de nouveaux marchés lucratifs, un peu partout dans le monde.»

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