Pour Donald Trump, la partie est encore très loin d'être gagnée

Le candidat à la primaire républicaine Donald Trump à Las Vegas, lors du caucus du Nevada, le 23 février 2016 | Ethan Miller/Getty Images/AFP

Le candidat à la primaire républicaine Donald Trump à Las Vegas, lors du caucus du Nevada, le 23 février 2016 | Ethan Miller/Getty Images/AFP

Le candidat républicain est sorti vainqueur du Super Tuesday, mais avec des scores bien plus faibles que Romney et McCain avant lui.

Donald Trump et Hillary Cinton sortent donc vainqueurs –sans grande surprise– du Super Tuesday. Douze états votaient ce mardi 1er mars –onze pour chaque parti– et Donald Trump a conforté un peu plus son avance en terme de délégués. Ses adversaires principaux, Marco Rubio et Ted Cruz ont désormais un gros retard à combler, ce qui fait dire à Jamelle Bouie de Slate.com que si «l'establishment républicain a quitté ce Super Tuesday intimidé et battu. Trump n'est pas encore le nominé républicain, mais il en est proche».

Reste que Trump n'a pas remporté la majorité des voix lors de ce Super Tuesday. 34% des Républicains ont voté pour lui au total, contre 26,5% pour Cruz et 22,3% pour Rubio. «Trump est un candidat moins dominant que Romney en 2012 [qui avait engrangé 40% du vote populaire lors du Super Tuesday face à plus d'adversaires, ndlr] et que John McCain en 2008, qui avait recueilli 42% des suffrages, contre trois adversaires, contre quatre pour Trump.»

Un 15 mars décisif

Slate.com souligne que Trump a un électorat très large, ce qui le rend difficile à arrêter. The Upshot indique que si ses adversaires veulent avoir une chance de l'emporter, certains vont devoir abandonner. Et vite.

«D'ici le 15 mars, presque 60% des délégués auront été alloués. Ce jour-là, cinq gros États seront appelés au vote, et dans certains comme la Floride et l'Ohio, le gagnant remporte tous les délégués. [...] Si M. Trump n'est pas battu d'ici là, il sera dans une très bonne position pour amasser une majorité de délégués avant la fin des primaires.»

Reste qu'une victoire dans les primaires est loin d'être synonyme d'une victoire lors de l'élection présidentielle, en novembre prochain, tempère Jamelle Bouie. Il rappelle que Trump est actuellement dans un contexte très favorable en enchaînant les victoires, qu'il n'a pas encore été très attaqué par ses adversaires, et qu'il a déjà de nombreuses casseroles derrière lui, qui ne plaisent pas forcément à la totalité de l'électorat américain:

«N'importe quel candidat qui remporte la primaire de son parti peut remporter la présidentielle. Mais cela ne veut pas dire que c'est probable. Trump est sur le chemin du succès chez les Républicains. Mais il en est encore loin chez le peuple américain dans son ensemble.»

La clé du vote noir

D'autant que, comme il le souligne dans un autre article, Hillary Clinton est actuellement en train de remporter le vote noir et que les membres de cette communauté se sont présentés aux bureaux de vote encore plus nombreux qu'en 2008 «partout où ils pouvaient voter en nombre». Même s'il faut encore éviter les extrapolations, ceci peut être un signe de réjouissance chez ses supporters:

«Si les électeurs noirs sentent qu'ils comptent, alors ils viendront voter lors de la présidentielle, aussi. Et s'ils se rendent aux urnes comme pour Obama, alors le parti démocrate –et Hillary Clinton en particulier– pourrait être sur la bonne voie pour la Maison Blanche.»

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