France

Pour Martine Aubry, l'affaire Mitterrand est terminée

Slate.fr, mis à jour le 11.10.2009 à 10 h 11

Martine Aubry veut maintenant mettre fin à la polémique autour de Frédéric Mitterrand, son livre de confession «Mauvaise vie» et les attaques lancées par le Front National et le Parti Socialiste lui demandant de démissionner en l'accusant de faire l'apologie du tourisme sexuel et même de la pédophilie. La première secrétaire du PS a déclaré samedi 10 octobre que l'affaire était terminée, ajoutant qu'elle avait «horreur qu'on s'attaque aux hommes et aux femmes».

Interrogée à son arrivée à une Convention du PS à La Défense pour savoir si l'affaire Mitterrand était terminée, elle a répondu: «Oui, nous avons pris acte. Maintenant passons à ce qui intéresse vraiment les Français: le chômage, la crise, le pouvoir d'achat qui stagne». «Il faut arrêter toutes les histoires personnelles», a-t-elle ajouté.

Depuis le début de la polémique, Martine Aubry était restée discrète, arguant qu'elle n'avait pas lu le livre incriminé. En revanche, elle avait envoyé à l'assaut Benoît Hamon, porte-parole du PS, qui s'est beaucoup impliqué, jugeant choquant les écrits d'un «ministre consommateur».

Une position qui a valu, au sein de la gauche et du PS, des réactions mitigées. Plusieurs responsables de gauche ont estimé que le porte-parole du PS avait outrepassé son rôle en s'en prenant aussi violemment à Frédéric Mitterrand, en jouant les moralisateurs et en se mettant sur la ligne du Front National et de Marine Le Pen. Une ligne de fracture et même générationnelle s'est ainsi dessinnée au sein du parti entre la jeune garde et les anciens. «Comprenons aussi que Benoît Hamon a pu avoir une réaction de sensibilité, comme tous les Français qui liraient ce livre», a expliqué Martine Aubry pour défendre le porte-parole du parti.

Par ailleurs, Frédéric Mitterrand a évoqué, toujours samedi 10 octobre, la possibilité de poursuites judiciaires contre les personnes lui reprochant son soutien à la famille de deux jeunes condamnés pour viol.

«Que cette lettre que j'ai envoyée comme un geste de compassion et de solidarité se retrouve sur tous les réseaux internet, c'est à la fois une ignominie parce qu'une fois de plus c'est un amalgame, c'est une honte dans la manière dont on fait circuler ce genre de chose, c'est aussi une inquiétude parce que ceux qui se prêtent à ce genre de manipulation, je ne sais pas comment ils se regardent dans la glace», a déclaré le ministre de la Culture en déplacement à Bordeaux devant des journalistes.

[Lire l'article complet sur l'AFP]

Lire également: Frédéric Mitterrand, une cible trop facile, Sarkozy piégé par les intellos de gauche et Frédéric Mitterrand s'insurge contre de nouvelles attaques «dégueulasses».

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Image de Une: Frédéric Mitterrand Reuters

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