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Malgré sa défaite dans le Super Tuesday, Bernie Sanders se maintient pour défendre une «révolution politique»

Temps de lecture : 2 min

Une militante de Bernie Sanders à Buckland (Massachusetts), le 1er mars 2016. MATTHEW CAVANAUGH / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP.
Une militante de Bernie Sanders à Buckland (Massachusetts), le 1er mars 2016. MATTHEW CAVANAUGH / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP.

Hillary Clinton est sortie largement gagnante des primaires démocrates du Super Tuesday, mardi 1er mars, avec des victoires dans tous les Etats du Sud ainsi qu'en Virginie et dans le Massachusetts. La nomination lui est quasiment acquise, mais la performance de Bernie Sanders, le candidat socialiste, n'a pas été mauvaise: il a remporté le Vermont, où il est sénateur, l'Oklahoma, le Colorado et le Minnesota.

Lors de son discours en début de soirée dans le Vermont, Sanders a déclaré que sa mission allait au-delà de la bataille électorale et qu'il continuerait de se battre «pour transformer l'Amérique». Depuis plusieurs mois, il précise qu'il a l'intention de rester dans la course jusqu'au bout pour influencer le débat:

«Le but de cette campagne n'est pas juste d'élire un président, c'est aussi de faire une révolution politique.»

Sur Twitter, certains ont analysé cette rhétorique de manière un peu plus cynique:

«Traduction: je vais continuer à faire campagne même si je n'ai aucune chance de gagner.»

Ceci dit, ce discours sur l'importance de la création d'un mouvement politique plutôt que l'élection elle-même était présent dès le début de la campagne de Sanders, qui aime beaucoup répéter que «l'important dans cette campagne, ce n'est pas moi, c'est vous».

Selon Sally Kohn d Quartz, la façon dont il fait campagne, en refusant les attaques mesquines contre Hillary Clinton, montre que le sénateur ne joue pas le jeu de la politique politicienne et se place dans une autre dimension: celle d'un mouvement politique sur le long terme. Une analyse que partage le journaliste de Slate.com Jamelle Bouie, qui avait écrit il y a quelques semaines:

«Si Sanders incite ses supporters à s'impliquer dans la politique du parti démocrate, cela pourrait changer ce dernier sur le long terme. Ses partisans –son équipe, ses bénévoles, les militants– représentent (potentiellement) la prochaine génération de stratèges du parti, qui transposeront les leçons de cet effort dans les prochaines campagnes.»

Claire Levenson Journaliste

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