Monde

Iran: trois opposants condamnés à mort

Temps de lecture : 2 min

Trois personnes qui avaient été arrêtées à la suite des manifestations après la réélection truquée du président iranien Mahmoud Ahmadinejad le 12 juin, ont été condamnées à mort, rapporte samedi 10 octobre l'agence de presse iranienne Isna. «Trois personnes qui comparaissaient (pour leur rôle) dans les incidents post-électoraux ont été condamnés à mort» indique Isna citant un porte-parole du ministère de la Justice Zahed Bashiri Rad.

Amnesty International venait juste d'appeler vendredi 9 octobre les autorités iraniennes à annuler la peine de mort prononcée contre Mohammad Reza Ali Zamani, condamné lui aussi à mort en raison de sa participation aux manifestations de l'opposition au président Mahmoud Ahmadinejad.

L'organisation de défense des droits de l'homme craignait à juste raison «que la peine de mort contre M. Zamani n'ouvre la voie à d'autres peines de mort contre ceux qui sont en procès pour des crimes similaires». Mohammad Reza Ali Zamani, membre de l'Association de la monarchie d'Iran, avait comparu le 8 août devant le Tribunal révolutionnaire de Téhéran lors du même procès public que la chercheuse française Clotilde Reiss, qui attend actuellement son jugement à l'ambassade de France. L'association de la monarchie d'Iran, basée aux Etats-Unis, est interdite en Iran.

Mohammad Reza Ali Zamani a été condamné pour «être mohareb (en guerre contre Dieu) du fait de son appartenance à l'Association terroriste de la monarchie d'Iran, d'avoir insulté les valeurs religieuses, de propagande contre le régime et participation à des manifestations dans le but d'agir contre la sécurité nationale».

La France a condamné la décision de la justice iranienne manifestant sa «vive émotion» a annoncé un porte-parole du ministère des Affaires étrangères. «L’annonce de cette décision ternit encore l'image du régime iranien», a-t-il déclaré.

Environ 110 personnes sont passées en Iran devant la justice pour leur rôle dans les manifestations consécutives après la réélection de Mahmoud Ahmadinejad. Selon Amnesty, au moins 13 d'entre elles courent actuellement le risque d'être exécutées par la République islamique. Il reste encore au moins 200 personnes arrêtées lors de manifestations et parfois torturées qui n'ont pas été jugées.

[Lire l'article complet sur la BBC]

Lire également: Iran: la résistance nargue sans cesse Ahmadinejad, Aucun compromis avec Ahmadinejad! et L'Iran d'Ahmadinejad en proie aux démons.

Vous souhaitez proposer un lien complémentaire sur ce sujet ou sur tout autre sujet d'actualité? Envoyez-le à infos @ slate.fr

Image de Une: Manifestants à Téhéran Reuters

Newsletters

En Chine, la main visible du PCC se referme sur des pans entiers de la société

En Chine, la main visible du PCC se referme sur des pans entiers de la société

Le Parti communiste chinois prépare de nouvelles régulations pour lutter contre les monopoles dans les secteurs de la technologie, de l'éducation, des transports et de la santé.

Une semaine dans le monde en 7 photos, du 11 au 17 septembre 2021

Une semaine dans le monde en 7 photos, du 11 au 17 septembre 2021

Commémoration du 11-Septembre, guerre en Syrie et évolution de la pandémie... La semaine du 11 au 17 septembre en images.

Des propos anti-LGBT de l'actuelle ministre britannique en charge de l'Égalité font surface

Des propos anti-LGBT de l'actuelle ministre britannique en charge de l'Égalité font surface

Dans un enregistrement audio datant de 2018, elle s'agace des trans qui «veulent utiliser les toilettes des femmes».

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio