Monde

Iran: trois opposants condamnés à mort

Slate.fr, mis à jour le 10.10.2009 à 16 h 15

Trois personnes qui avaient été arrêtées à la suite des manifestations après la réélection truquée du président iranien Mahmoud Ahmadinejad le 12 juin, ont été condamnées à mort, rapporte samedi 10 octobre l'agence de presse iranienne Isna. «Trois personnes qui comparaissaient (pour leur rôle) dans les incidents post-électoraux ont été condamnés à mort» indique Isna citant un porte-parole du ministère de la Justice Zahed Bashiri Rad.

Amnesty International venait juste d'appeler vendredi 9 octobre les autorités iraniennes à annuler la peine de mort prononcée contre Mohammad Reza Ali Zamani, condamné lui aussi à mort en raison de sa participation aux manifestations de l'opposition au président Mahmoud Ahmadinejad.

L'organisation de défense des droits de l'homme craignait à juste raison «que la peine de mort contre M. Zamani n'ouvre la voie à d'autres peines de mort contre ceux qui sont en procès pour des crimes similaires». Mohammad Reza Ali Zamani, membre de l'Association de la monarchie d'Iran, avait comparu le 8 août devant le Tribunal révolutionnaire de Téhéran lors du même procès public que  la chercheuse française Clotilde Reiss, qui attend actuellement son jugement à l'ambassade de France. L'association de la monarchie d'Iran, basée aux Etats-Unis, est interdite en Iran.

Mohammad Reza Ali Zamani a été condamné pour «être mohareb (en guerre contre Dieu) du fait de son appartenance à l'Association terroriste de la monarchie d'Iran, d'avoir insulté les valeurs religieuses, de propagande contre le régime et participation à des manifestations dans le but d'agir contre la sécurité nationale».

La France a condamné la décision de la justice iranienne manifestant sa «vive émotion» a annoncé un porte-parole du ministère des Affaires étrangères. «L’annonce de cette décision ternit encore l'image du régime iranien», a-t-il déclaré.

Environ 110 personnes sont passées en Iran devant la justice pour leur rôle dans les manifestations consécutives après la réélection de  Mahmoud Ahmadinejad. Selon Amnesty, au moins 13 d'entre elles courent actuellement le risque d'être exécutées par la République islamique. Il reste encore au moins 200 personnes arrêtées lors de manifestations et parfois torturées qui n'ont pas été jugées.

[Lire l'article complet sur la BBC]

Lire également: Iran: la résistance nargue sans cesse Ahmadinejad, Aucun compromis avec Ahmadinejad! et L'Iran d'Ahmadinejad en proie aux démons.

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Image de Une: Manifestants à Téhéran  Reuters

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