Partager cet article

Les emojis peuvent aider les enfants à faire les bons choix alimentaires

Les enfants sont influencés par la présence de smileys sur les emballages.  | Shamaasa via Flickr CC License by Creative Commons 2.0

Les enfants sont influencés par la présence de smileys sur les emballages. | Shamaasa via Flickr CC License by Creative Commons 2.0

Les enfants peuvent aussi être des acteurs du combat pour une alimentation équilibrée.

Les produits laitiers, cinq fruits et légumes par jour, manger bouger… Les campagnes pour inciter les personnes à manger sainement ne manquent pas. Des slogans faciles à retenir mais durs à appliquer concrètement pour les enfants. Dans une étude publiée dans le magazine scientifique Appetite, des professeurs de quatre universités américaines ont proposé d’utiliser des emojis, ressemblant à ceux de nos smartphones, pour diriger les enfants vers les justes choix alimentaires, rapporte The Washington Post.

Ils ont demandé à des enfants allant de la maternelle au CP, à qui ils avaient brièvement présenté la signification des emojis (souriant pour sain et triste pour mauvais) de parcourir une allée aux apparences de supermarché et de choisir leurs produits. Les aliments sains étaient étiquetés d’un smiley souriant. Les options plus caloriques (chips, gâteaux et cookies) étaient accompagnées d’un visage triste. Une autre allée comportait les mêmes douze produits, mais non étiquetés.

83% des enfants ont opté pour des produits sains lorsqu’ils étaient triés en fonction des smileys. Cette tendance a été remarquée parmi tous les âges étudiés.

Vers un «émolabel»

Une étude similaire avait été menée par l’American Academy of Pediatrics en avril 2015. Les chercheurs avaient étiqueté les aliments considérés comme bons pour la santé avec des smileys verts dans une cantine scolaire. Ils avaient ensuite introduit le concept de «power plate»: une super assiette composée de quatre aliments étiquetés comme «sains». Les enfants qui choisissaient cette combinaison équilibrée pour le déjeuner avaient droit à une «récompense», comme un ballon, un faux tatouage ou un autocollant.

«On a toujours demandé aux enfants de se mettre de côté pendant que les adultes gèrent la crise de l’obésité, explique Greg Privitera, le professeur qui a mené l’enquête, au Washington Post. Je me suis alors demandé: pourquoi ne pas impliquer les enfants et leur permettre d’être une part de la solution?»

Les chercheurs estiment que les enfants sont extrêmement doués pour percevoir les émotions, et ce, dès leur plus jeune âge. Les chercheurs espèrent pouvoir introduire le concept d’«emolabel» pour sensibiliser les enfants à l’alimentation saine. «Si nous pouvons utiliser des images pour ajouter une information sur les bienfaits de certains aliments, les enfants les utiliseront pour faire le choix d’une alimentation plus saine», estime Privitera au Washington Post.

Le surpoids et l'obésité infantiles sont des problèmes de santé publique. En France, en 2013, 9,7% des filles et 7,3% des garçons âgés de 5 à 6 ans étaient en surpoids. Et 3,8% des filles de même âge et 3,1% des garçons étaient atteints d'obésité, selon l’Assurance-maladie.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte