San Francisco veut rembourser 176 dollars à Steve Jobs

Steve Jobs à San Francisco, en 2010 | Justin Sullivan/AFP

Steve Jobs à San Francisco, en 2010 | Justin Sullivan/AFP

Steve Jobs avait payé trop cher ses PV. La ville de San Francisco souhaite s’acquitter de sa dette.

Cinq années après la mort de Steve Jobs, la ville de San Francisco souhaite rembourser au cofondateur d’Apple la somme de 176 dollars (soit 161,50 euros). Cette initiative s’inscrit dans une opération de remboursement des services de la ville à destination de ceux qui, entre 1995 et 2012, auraient payé trop cher leurs PV de stationnement, rapporte The Washington Post. Afin d’identifier les conducteurs éligibles à un remboursement pour ces contraventions abusives et de les prévenir, les autorités ont publié la liste des bénéficiaires. Parmi eux, Steve Jobs, qui a payé 176 dollars pour seulement quatre amendes. 

Au total, 200.000 PV sont concernés et la ville de San Francisco s’apprête à rembourser près de 6 millions de dollars de trop-perçus. Outre Steve Jobs, l’opération de remboursement concerne aussi d’autres personnalités bien connues du grand public: Peter Thiel (cofondateur de PayPal), Kamala Harris (procureure générale de Californie), Sean Parker (cofondateur de Napster et premier président de Facebook) ou bien Travis Kalanick (patron et cofondateur d’Uber). Ce dernier a dépensé près de 510 dollars pour quatre contraventions.

Paiement en ligne

Comment ces conducteurs ont-ils pu dépenser autant d’argent pour ces PV? The Register a interrogé la San Francisco Municipal Transportation Agency (SFMTA) pour tenter de comprendre. En vain. «Je ne connais pas les raisons précises, a reconnu un porte-parole de l’institution. Certaines personnes se retrouvent à payer deux fois, d’autres paient davantage que le prix prévu».

Pour The Register, l’une des explications à ces trop-perçus pourrait se trouver dans l’interface austère et assez peu pratique du site de la SFMTA:

«Le site de la SFMTA a l’air d’être resté coincé en 1995 et n’a pas encore acquis les bases du paiement en ligne. Il y a quelques années, un texte écrit en gras apparaissait en dessous du bouton de paiement pour prévenir qu’il ne fallait cliquer qu’une seule fois, au risque de payer le double. Le système prenait parfois tellement de temps que l’on pouvait commencer à sérieusement se demander si le site n’était pas paralysé. [...] Voilà notre avis: la vaste majorité des trop-perçus est due à cette interface pourrie.»

Mise à jour du 1er mars à 12h20: une première version de cet article parlait à tort de «tickets de stationnement» en lieu et place de «contraventions».

 

Partager cet article