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Trump assure n'avoir jamais souhaité de guerres en Irak et en Libye. À tort

Donald Trump lors d’un meeting organisé à Raleigh en Caroline du Nord le 4 décembre 2015 | REUTERS / Jonathan Drake

Donald Trump lors d’un meeting organisé à Raleigh en Caroline du Nord le 4 décembre 2015 | REUTERS / Jonathan Drake

Le candidat à la primaire républicaine n'a pas toujours été du même avis, contrairement à ce qu'il aime (faire) croire.

Alors que le Super Tuesday se rapproche, les candidats républicains encore en lice –Trump, Cruz, Rubio, Carson et Kasich– ont participé à un nouveau débat. Un débat où alors qu'il était attaqué par Ted Cruz, Donald Trump a assuré qu'il n'avait pas soutenu l'intervention en Libye, en 2011:

«Je n'ai jamais parlé de la Libye. Moi en faveur d'une intervention? On aurait tellement moins de problème si Kadhafi était au pouvoir en ce moment. [...] Je ne dis pas que Kadhafi et Saddam Hussein étaient de bonnes personnes, parce que ce n'est pas le cas. C'était des sales types. Mais regardez ce qu'on a à la place. Regardez du côté de la Libye, l'EI vole leur pétrole en ce moment-même. C'est un énorme bordel. On aurait été en une bien meilleure position si les hommes politique avaient pris un jour de vacances au lieu de se lancer dans cette guerre.»

Le problème, souligne BuzzFeed, c'est que Trump –contrairement à ce qu'il avance– n'a pas toujours été de cet avis. En 2011, dans un post vidéo sur son blog, il avait expliqué qu'il fallait intervenir aussi vite que possible pour protéger le peuple libyen du dictateur:

«On devrait y aller maintenant et arrêter ce type. Ce serait très facile et très rapide. On pourrait faire ça de façon chirurgicale, l'empêcher de continuer, et sauver ces vies. C'est de la folie. On ne veut pas s'impliquer là-dedans, et on va finir avec quelque chose que l'on n'a encore jamais vu.»

Mais il n'y a pas que sur la Libye que Trump a retourné sa veste, comme nous l'avions déjà noté il y a quelques jours. Dans un autre article, BuzzFeed épingle le milliardaire sur ses changements de position sur la guerre en Irak. «Pendant le plupart de sa campagne, Donald Trump a présenté son opposition hâtive à la guerre en Irak, comme une preuve de sa vision en matière de politique étrangère.» En réalité, c'est un peu plus compliqué. En 2002, «il soutenait la guerre sans vraiment être très enthousiaste, en 2003, il faisait des commentaires positifs et négatifs, avant de s'y opposer fortement en 2004». En septembre dernier, lors d'un débat, il assurait qu'il n'avait jamais voulu d'une guerre en Irak, «parce que l'on allait déstabiliser le Moyen-Orient, et c'est exactement ce qui s'est passé».

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