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Pourquoi les experts en politique se trompent (encore et encore) sur Trump

Donald Trump lors d’un rassemblement dans le cadre de sa campagne, le 23 février 2016, à Sparks, dans le Nevada| David Calvert/Getty Images/AFP

Donald Trump lors d’un rassemblement dans le cadre de sa campagne, le 23 février 2016, à Sparks, dans le Nevada| David Calvert/Getty Images/AFP

Les prédictions sur l’essoufflement de la campagne de Donald Trump se multiplient, sans pour autant se vérifier.

Trump n’aurait jamais dû aller aussi loin, continuent de se répéter toute une partie des observateurs outre-Atlantique. Après la troisième victoire du milliardaire américain dans le Nevada (avec 46% des voix) dans la course à la nomination, James Hohman, du Washington Post, est revenu sur les trois plus grosses erreurs répétées par les différents experts du Parti républicain.

La première a été de répéter que Trump a un plafond de soutiens relativement peu élevé. Reste que, comme le souligne Byron York dans le Washington Examiner«s’il a bien un plafond, alors, au moins dans le Nevada, il est bien plus haut que ce que l’on pensait jusque-là».

On a ensuite assuré que Trump serait entravé par l’absence d’une organisation autour de lui. Cette critique est notamment revenue lorsqu’il a obtenu la deuxième place dans l’Iowa, État où les militants étaient beaucoup moins présents sur le terrain. Mais, comme le souligne désormais Hohman, «ses soutiens ont prouvé dans le Nevada qu’ils viendront le défendre lors des caucus». Par ailleurs Donald Trump n’est pas l’épouvantail parfois décrit et les électeurs de candidats qui abandonnent en cours de route se reportent également sur son nom.

«Moins dans le coup»

Même les meilleurs se sont trompés à son sujet. Nate Silver, l’homme qui a donné les bons résultats dans quarante-neuf des cinquante États en 2008 et dans la totalité des États en 2012, a dû faire son mea culpa en janvier. Il y expliquait notamment qu’il s’attendait «que les Républicains les plus influents du parti fassent tout leur possible pour empêcher Trump d’être nominé». Or, comme le note le New Yorker, «les partis se trouvent être beaucoup moins dans le coup que ce que pensaient les observateurs»:

«On pourrait dire la même chose des médias “traditionnels”. Les journalistes ont découvert qu’ils ne comprennent pas l’électorat aussi bien qu’ils l’imaginaient et que leurs capacités à le façonner sont limitées.»

Un constat qui ne vaut pas que pour les journalistes progressistes. Les néoconservateurs se sont eux aussi généralement trompés dans leurs prédictions. Prenez Bill Kristol par exemple, indique le New Yorker. Le 17 février, avant le vote en Caroline du Sud, «il s’est enfin débarrassé de toute illusion d’exactitude et a tweeté ceci»:

 

«Pour la dernière fois –on ne dit pas que la douzième est toujours la bonne? Et cette fois, je le pense vraiment... C’est le début de la fin pour Trump.»

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