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Le cerveau prend les Lego pour des humains

Le cerveau humain assimilerait les personnages Lego à des objets animés. | mczonk via Flickr CC License by

Le cerveau humain assimilerait les personnages Lego à des objets animés. | mczonk via Flickr CC License by

Selon une étude canadienne, le cerveau humain associe les personnages Lego à des objets animés.

En 2007, des recherches avaient déjà établi que nous repérons les humains et les animaux plus facilement, probablement à cause de réflexes ancestraux. Résultat, votre cerveau prend les Lego pour des humains, même sans avoir consommé de substance illicite. C’est en tout cas ce qu’avance une étude publiée le 15 février dans le Canadian Journal of Experimental Psychology, relaie Research Digest.

Mitchell LaPointe, professeur en psychologie cognitive à l’université canadienne McMaster, a conduit l’étude sur des dizaines d’étudiants en licence dans différentes formations. Le principe de l’expérience était simple, suivant le principe du jeu des sept différences.

Les étudiants devaient regarder une succession de paires d’images. Pour chacune d'elles, la première image était affichée pendant un quart de seconde, avant de laisser place à la suivante, qui laissait à nouveau sa place à la première après un quart de seconde, et ainsi de suite. Les participants devaient repérer le plus rapidement possible la différence entre les deux, ainsi que sa position dans l’image.

La différence était matérialisée soit par un bonhomme, un arbre ou une petite tour de briques de la taille du personnage, le tout en Lego.

Le cerveau reconnaît toujours le Lego, même flouté

Les conclusions de l’étude rapportent que les participants étaient plus rapides à remarquer la différence quand un personnage Lego était impliqué, et trouvaient également plus facilement sa position dans l’image. Cette facilité ne tenait pas forcément au visage du personnage, celui-ci étant parfois flouté. Même en tournant les scènes à 180° ou en floutant l’intégralité de l’image, les étudiants repéraient toujours l’erreur avec plus de rapidité et d’acuité lorsque c’était un personnage et non un arbre.

«Nos participants traitaient clairement les personnages différemment des autres Lego. L’explication que nous favorisons pour expliquer cette différence de performance est que la catégorie des animés a été généralisée aux bonhommes Lego, peut-être car ils ont des caractéristiques qui se recoupent avec les objets animés», expliquent les auteurs de l’étude. 

Comme le résume Research Digest, en un mot, le cerveau pense que les Lego sont vivants. L’étude canadienne ne précise toutefois pas le degré de familiarité des participants avec les Lego, et n’émet pas d’hypothèses quant à l’utilisation d’autres jouets.

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