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Un «petit bout de plastique», un grand rappel pour Mars

Des barres de Mars et Snickers photographiées le 23 février 2016 à Lyon | JEFF PACHOUD/AFP

Des barres de Mars et Snickers photographiées le 23 février 2016 à Lyon | JEFF PACHOUD/AFP

Le confiseur Mars a dû rappeler un grand nombre de barres chocolatées.

Catastrophe pour les amateurs de chocolat (et probablement les dentistes). Dans un communiqué publié le 23 février, le confiseur Mars a plongé bon nombre de clients dans la panique en rappelant une impressionnante quantité de produits en France: Mars, Snickers et bonbons Célébrations. La raison? Un «petit bout de plastique» trouvé dans l’un de ces produits.

L’AFP détaille également les produits concernés par ce rappel, dont la date de péremption va du 19 juin 206 au 8 janvier 2017:

Plus tôt dans la journée, le groupe annonçait également un rappel de produits dans de nombreux pays européens (Allemagne, Belgique, Espagne, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni). «Il s’agit d’un incident isolé et strictement délimité, ne concernant que les produits mentionnés ci-dessus, a précisé Mars France dans son communiqué. Aucun autre format, référence ou variété de barres chocolatées n’est concerné par ce rappel.»

Barres contaminées en 2005

«Isolé et strictement limité» peut-être, mais pas vraiment nouveau. Par le passé, l’entreprise, qui fabrique 10 millions de barres par jour, a déjà dû effectuer des rappels de produits en Australie, mais pour une raison très différente. Nous sommes le 2 juillet 2005. Le Sydney Morning Herald explique que, la veille, des dizaines de milliers de barres fabriqués par Mars ont été retirés des rayons des magasins de Sydney. Cette fois, c’était à cause d’une menace bien plus inquiétante: depuis mai, la société recevait des lettres de menaces et la dernière d’entre elles, reçue quelques semaines auparavant, expliquait que sept barres contaminées de Mars et de Snickers avaient été placées au hasard dans les boutiques:

«Personne ne devrait manger la barre Mars ou Snickers qu’ils ont achetée, déclare alors Andy Weston-Webb, président de MasterFoods Australie et Nouvelle-Zélande. S’il vous plaît, détruisez-les… Ce n’est pas sûr de manger des barres Mars ou Snickers.»

L’auteur ou les auteurs des lettres ne demandaient pas d’argent de façon explicite et les motivations sont restées floues. Mais une substance étrangère a bien été retrouvée dans une barre envoyée avec la dernière lettre. Aucune personne n’a pourtant été blessée et la société a bien géré la crise, à tel point qu’un prix de communication de crise leur a été attribué.

Mieux, ses ventes étaient 250% plus élevées que la moyenne au moment du retour des produits dans les rayons australiens. Une crise rondement menée donc. À voir s’il en sera de même aujourd’hui.

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