Selon deux études, le cannabis mène vers une autre drogue: l'alcool

REUTERS/Blair Gable.

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En tout cas, les consommateurs réguliers du premier développent davantage de problèmes avec l'alcool que les autres.

Si vous consommez régulièrement du cannabis, vous devriez faire attention à votre consommation d'alcool. C'est en tout cas le résultat de deux études repérées par Newser. La première publiée dans Drug and Alcohol Dependence indique que des chercheurs ont découverts que «les consommateurs de marijuana sont plus susceptibles de développer une consommation problématique d'alcool [abus, dépendance…] comparé à ceux qui n'en consomment pas». Trois ans après la première enquête, ceux qui avaient annoncé au départ prendre de la marijuana régulièrement «étaient 5,4 fois plus nombreux à avoir développé des troubles liés à la consommation d'alcool». 

La deuxième étude se concentrait sur les mêmes données, mais avec un échantillon plus large. Cette fois-ci, ceux qui consommaient du cannabis au départ avaient 2,7 fois plus de chances de développer des troubles liés à l'alcool. Newser précise que l'explication d'un tel écart entre les deux séries de travaux «n'est pas claire».

Un lien encore très flou

Interrogé par HealthDay, le professeur à la tête de cette étude, Mark Olfson a expliqué que plus largement, «ceux qui fumaient du cannabis au moins une fois par mois, avaient les plus forts taux de troubles liés à la consommation de substances, dans les années qui ont suivi (70,5%)». Cependant, il précise que cette étude seule ne peut pas prouver que la consommation de marijuana déclenche d'autres addictions par la suite. «Mais selon lui, cette possibilité devrait être considérée alors que plusieurs États américains envisagent la légalisation du cannabis.» 

À l'inverse, un professeur de psychologie de l'université de New York à Albany, qui défend la légalisation de la marijuana, estime que cela fait des années que le lien entre cannabis et dépendance à d'autres drogues tente d'être fait. «Je suis incapable d'en trouver une preuve après quarante ans d'expériences cliniques.» Il reconnaît cependant que le cannabis –même s'il aide de nombreux personnes– peut déclencher des problèmes mentaux ou des addications qui vont avec «chez des personnes predisposées».

Reste que le cannabis ne semble pas avoir que des côtés négatifs. Contrairement à une idée vaguement répandue –et à des études écrites sur le sujet–, il semble qu'il ne rend pas ses consommateurs anxieux ou déprimés.

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