Le plus gros météore depuis celui de Tcheliabinsk est tombé dans l'Atlantique sud début février

Au-dessus de Tcheliabinsk (Russie), le 15 février 2013. OLEG KARGOPOLOV / 74.RU / AFP.

Au-dessus de Tcheliabinsk (Russie), le 15 février 2013. OLEG KARGOPOLOV / 74.RU / AFP.

La plus importante explosion d'un bolide spatial depuis celle du météore de Tcheliabinsk, le 15 février 2013, a eu lieu le 6 février 2016 au-dessus de l'Atlantique, et quasiment personne ne s'en est rendu compte. L'évènement est analysé en longueur par Phil Plait, le blogueur espace de Slate.com, qui explique que l'explosion, qui s'est produite environ 30 kilomètres au-dessus de l'Atlantique sud, à plusieurs milliers de kilomètres des côtes brésiliennes, a libéré une énergie équivalente à environ 13.000 tonnes de TNT:

«Première chose: ne paniquez pas! En matière d'impact, celui-ci restait plutôt modeste. [...] S'il s'était produit au-dessus d'une zone peuplée, il aurait fait vibrer quelques vitres et probablement terrifié beaucoup de gens, mais je ne pense pas qu'il aurait causé de dommages substantiels. En comparaison, l'explosion de Tcheliabinsk, qui a été suffisamment forte pour briser des vitres et blesser plus de 1.000 personnes (en raison des débris de verre), avait libéré une énergie équivalente à 500.000 tonnes de TNT.»

La page de la Nasa consacrée aux événements de ce genre permet d'étalonner l'importance de celui-ci, qui est effectivement le plus important depuis celui survenu à Tcheliabinsk, en Russie: depuis trois ans, la plus importante explosion s'était produite le 30 avril 2013 et avait libéré une énergie d'environ 10.000 tonnes de TNT –là encore, l'évènement s'était produit au beau milieu de l'Atlantique.

La Terre étant, rappelons-le, couverte à 70% d'eau, ce genre d'événements passe souvent inaperçu: Phil Plait explique que la Nasa reçoit les informations sur ces explosions du gouvernement américain, grâce à ses dispositifs de surveillance multiples (observations satellite, détecteurs sismiques, micros atmosphériques...).

Ces dernières semaines, plusieurs articles ont été consacrés à l'explosion de Tcheliabinsk à l'occasion de son troisième anniversaire. Le site Astronomy Magazine expliquait ainsi que, en trois ans, plus de 200 articles scientifiques ont été écrits à propos de l'évènement:

«En résumé, nous ne savons pas encore d'où venait l'objet qui a causé une panique générale en Russie il y a trois ans en produisant l'explosion la plus puissante depuis celle de Tunguska en 1908. Mais ce sur quoi tous les experts parviennent à s'accorder, en revanche, c'est que –heureusement pour nous– des événements comme celui de Tcheliabinsk sont rares.»

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