La beauté rend-elle plus heureux?

Un beau chien bien heureux | Emery Way via Flickr CC License by

Un beau chien bien heureux | Emery Way via Flickr CC License by

Une nouvelle étude explique que ce qui compte, c'est d'abord ce que l'on perçoit comme critères essentiels dans notre vie.

Être plus beau rend-il les gens plus heureux? Peut-être s’agit-il d’une idée construite de toute pièce par différentes industries, de la télévision au cinéma en passant par la publicité, mais elle est dominante une grande partie de notre société. On estime bien souvent qu’être beau facilite nos interactions sociales, amoureuses mais aussi professionnelles. Le site Research Digest rappelle sur ce point que d’autres études par le passé ont tenté d’expliquer en quoi notre physique peut influer sur notre vie (qu’il s’agisse de bonheur, de salaire, ou de perception positive de la part des autres).

Des chercheurs de l’université de Mannheim ont par exemple étudié en 2006 l’effet de «concentration sur l’illusion», qui consiste à insister sur un aspect particulier de sa vie pour lui donner d’un coup une importance particulière. Ainsi, si l’on demandait à des sujets de juger leur vie amoureuse, celle-ci prenait une plus grande proportion dans l’évaluation de leur bonheur global.

Un effet d'illusion?

Une nouvelle étude, menée par Lukasz Kaczmarek et l’université de Pologne, a poussé le raisonnement plus loin en étudiant les liens entre beauté et bonheur. 

«Pour tester cette idée, écrit Digest Reader, […] ils ont demandé à 97 étudiants de faire deux questionnaires afin de mesurer leur satisfaction de vie (ils ont noté leur accord avec des phrases comme “les conditions de vie pour moi sont excellentes) et leur “satisfaction corporelle (ce qui implique de leur demander s’ils sont satisfaits ou non des différents aspects de leur apparence, notamment leur visage, leur construction physique et les parties du corps).»

Chaque moitié des participants recevait un des deux questionnaires en premier, et l’autre en second. Les résultats confirmaient l’effet de «concentration sur l’illusion», un patient plaçait la beauté comme critère de bonheur en premier seulement si on l’interrogeait sur son physique en premier.

Si elle ne donne pas d’éléments clefs sur les éléments précis responsables de notre bonheur, cette étude est destinée à avertir les autres chercheurs. Lukasz Kaczmarek et son équipe demandent ainsi à leurs collègues de faire très attention à leur façon de procéder, notamment quand ils établissent l'ordre des questions. Et de notre côté, conclut Research Digest, ces nouvelles données devraient tout simplement nous inciter à «repenser notre quête de la beauté, et son coût». Même si rien ne prouve effectivement qu'avoir un physique agréable ne contribue pas un peu à nous rendre plus heureux.

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