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La dernière idiotie de Donald Trump: «La torture fonctionne»

Donald Trump à son podium lors du débat à Cleveland, Ohio le 6 août 2015. REUTERS/Brian Snyder

Donald Trump à son podium lors du débat à Cleveland, Ohio le 6 août 2015. REUTERS/Brian Snyder

Malgré tout ce que le sénat américain a pu écrire sur la torture, le candidat à l’investiture républicaine juge que c’est une méthode efficace.

Donald Trump n’est pas vraiment connu pour être l’homme le plus subtil ou celui qui s’attache le plus aux faits pour appuyer des points de sa campagne. Ce mercredi 17 février, la candidat à la primaire républicaine n’a pas dérogé à sa règle. Interrogé dans le cadre de sa campagne à Bluffton, en Caroline du Sud, il a parlé de torture:

«Bien sûr que le waterboarding c’est mal. Mais ce n’est pas couper des têtes, les gars. [...] Quand ils m’ont interrogé à ce sujet lors du dernier débat, j’ai dit que je l’approuverais immédiatement, mais aussi que je rendrais ça bien pire. Ils nous coupent la tête, au Moyen-Orient. Ils veulent nous tuer, ils veulent détruire notre pays, frapper nos villes, et ne me dites pas que ça ne marche pas. La torture fonctionne les gars, d’accord? Croyez-moi, ça marche.»

«Aucune option de côté»

Comme le note CNN, ce n’est pas la première fois que Donald Trump s’exprime sur la torture mais, jusque-là, il n’avait jamais employé le mot directement:

«Le milliardaire a défendu à plusieurs reprises l’usage du waterboarding, ces derniers jours, depuis qu’il l’a mentionné dans un débat républicain un peu plus tôt en février. Trump a écrit un édito dans USA Today, ce 15 février expliquant qu’il ne “laisserait aucune option de côté” quand il s’agit d’interroger des détenus soupçonnés de terrorisme, mais ce 17 février était la première fois qu’il embrassait le mot “torture”.»

Peur pour les soldats capturés

Barack Obama avait officiellement mis fin à la torture en 2009 –même si, en réalité, c’est plus compliqué. Reste qu’en décembre 2015, le Sénat publiait un rapport très attendu sur le programme de détention et d’interrogation de la CIA qui concluait que la torture ne fonctionne pas.

CNN rappelle également que de nombreux commandants militaires américains s’opposent à la torture, inquiets que les forces ennemies fassent la même chose à de possibles soldats américains capturés. «La torture est également bannie de la convention des Nations unies ratifiée par les États-Unis.»

Reste désormais à savoir si ces déclarations auront un impact –bon ou mauvais– sur l’électorat américain. Dans les derniers sondages, Trump était toujours largement en tête en Caroline du Sud, où la prochaine primaire aura lieu samedi 20 février.

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