En plein cœur de l’Amazonie, il existe une rivière en ébullition

Au Pérou, il existe une rivière avec une température moyenne de 86 degrés Celsius sur plus de six kilomètres | coniferconifer via Flickr CC License by

Au Pérou, il existe une rivière avec une température moyenne de 86 degrés Celsius sur plus de six kilomètres | coniferconifer via Flickr CC License by

Un géologue a confirmé l’existence d’une légendaire rivière bouillonnante au Pérou.

Pendant son enfance au Pérou, le géologue Andrés Ruzo a plusieurs fois entendu parler d’une légendaire rivière bouillonnante en Amazonie. Les conquistadors à la recherche de cités d’or en avaient fait la description au retour de leurs expéditions. Des années après, alors qu’il étudiait le potentiel géothermique du Pérou pour sa thèse de doctorat, il s’est demandé s’il pouvait y avoir un peu de vrai dans ces descriptions fantastiques.

Comme il le raconte dans sa présentation TED, il a posé la question à ses collègues, au gouvernement, aux compagnies minières. Et tout le monde lui a répondu que, non, ces eaux mythiques n’existaient pas. Seuls son oncle et sa tante ont insisté sur la véracité de la légende.

Après une longue expédition dans la forêt péruvienne, Ruzo a en effet découvert une partie de rivière avec une température moyenne de 86 degrés Celsius sur plus de six kilomètres. À certains endroits, l’eau est si chaude qu’elle bout. Ce lieu sacré –baptisé Mayantuyacu– avait été mentionné dans des ouvrages scientifiques des années 1930 mais, depuis, personne ne l’avait étudié sérieusement, rapporte Gizmodo.

Températures brûlantes

Ruzo, qui vient de publier un livre sur le sujet, explique que, ce qui est étrange dans ce cas, c’est que la rivière se trouve si loin d’un volcan, dont la proximité aurait pu expliquer ces hautes températures. 

Selon le jeune chercheur, ce phénomème s’explique par la position géologique unique du site: les eaux viennent probablement de glaciers des Andes et se sont infiltrées très profondément dans la terre pour ressurgir à cette température élevée.

En collaboration avec des spécialistes microbiens, il est en train d’étudier les organismes qui survivent dans ces eaux brûlantes.

Depuis la première visite de Ruzo à Mayantuyacu, en 2011, la forêt alentour est menacée par l’abattage illégal des arbres, et une des missions du chercheur est donc de faire parler du site pour qu’il demeure protégé.

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