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Quand Les Républicains réagissent à la mise en examen de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy avec Alain Juppé et François Fillon le 5 septembre 2015 à La Baule lors de l'université d'été du parti  | JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Nicolas Sarkozy avec Alain Juppé et François Fillon le 5 septembre 2015 à La Baule lors de l'université d'été du parti | JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

D'Alain Juppé à Jean-François Copé, tous ne pleurent évidemment pas sincèrement les déboires judiciaires de leur président.

Cet article est régulièrement mis à jour avec les réactions des représentants du parti Les Républicains.

Nicolas Sarkozy, actuel président des Républicains et ex-président de la République, a été mis en examen, mardi 16 février, pour financement illégal de campagne pour avoir, en tant que candidat à sa réélection en 2012, dépassé le plafond de dépenses électorales, précise le communiqué de presse du procureur de Paris.

Après la mise en examen de l'ancien chef de l'Etat dans l'affaire des écoutes en juillet 2014, les membres de son parti ont eu à nouveau à réagir à ses déboires judiciaires, sur des registres évidemment très différents. 

Celui qui est content: Jean-François Copé

Lors d'une conférence de Jean-François Copé à la Paris Business School, le journaliste du Figaro Loïc Besson recueille ses premières réactions. Le candidat à la primaire du parti (potentiellement face à Nicolas Sarkozy) ne fait pas de commentaire, mais il y a cette image d'abord, d'un sourire, au moment où il apprend la nouvelle, selon Loïc Besson:

Puis cette phrase:

Au lendemain de cette mise en examen, il précise pourtant sur son compte Twitter:

Celui qui fait ami-ami: Alain Juppé

Terriblement affecté par cette décision de justice, le maire de Bordeaux se fait amical. (Mais avec un langage juridiquement très prudent: pas question de parler directement innocence, on parle «présomption d'innocence»).

Celui qui ne veut pas parler de mise en examen: Eric Woerth

L'ancien ministre et actuel député de l'Oise ne parle pas de la mise en examen pour dépacement du plafond légal des comptes de campagne. Il préfère souligner que Nicolas Sarkozy n'est pas visé dans l'affaire qui implique la société de communication Bygmalion.

Celle qui voit le verre à moitié plein: Marie-Anne Montchamp

La secrétaire nationale de LR note qu'il y a «seulement» mise en examen pour dépassement du plafond des compte de campagne, la moins grave des incriminations encourues par Nicolas Sarkozy.

Celle qui essaie de sauver les meubles: Valérie Debord

La porte-parole de Les Républicains Valérie Debord relativise, quitte à tordre un peu le droit en estimant qu'un statut de témoin assisté vaut innocence reconnue, alors qu'il signifie que «des indices [rendent] vraisemblable qu'il ait pu participer à la commission des infractions dont le juge est saisi».

Celui qui est «soulagé»: Pierre Charon

Le sénateur de Paris, conseiller de Paris et membre du bureau politique et secrétaire national de LR, essaie de positiver aussi: Nicolas Sarkozy n'aura été entendu par les juges que douze heures. Pierre Charon en profite pour diffuser directement sur Twitter les éléments de langage du parti.

Celui qui tape sur François Hollande: Sébastien Huyghe

Le secrétaire général adjoint de LR, député du Nord et vice-président de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, omet de dire que François Hollande n'a pas vu ses comptes de campagne rejetés par le Conseil constitutionnel comme ceux de Nicolas Sarkozy.

Celui qui tape sur les médias: Guillaume Larrivé

Lorsqu'une affaire judiciaire cible un représentant de parti, «l'acharnement médiatique» est souvent convoqué. Ce 17 février, le député de l'Yonne et porte-parole de Les Républicains parle «tohu-bohu».

Celle qui n'en parle pas: Brigitte Kuster

L'une des portes-parole du parti préfère parler de son action locale en tant que maire du XVIIe arrondissement de Paris.

Celui qui continue à penser aux primaires: Eric Ciotti

Le député des Alpes-Maritimes a évoqué ce 17 février sur France Info l'importance de la présomption d'innocence. Avant d'embrayer sur la primaire du parti qui se tiendra en novembre.

 

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