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Une épidémie de chlamydia est train de décimer les koalas australiens

Un kola australien I GREG WOOD / AFP

Un kola australien I GREG WOOD / AFP

Plusieurs spécialistes réclament l'euthanasie des animaux infectés.

En Australie, près de la moitié des koalas sont atteints de chlamydia, une maladie sexuellement transmissible qui a des effets particulièrement sévères sur le marsupial: certains perdent la vue, deviennent infertiles ou meurent.

Pour sauver l'animal, qui a été ajouté à la liste des espèces menacées en 2012, des scientifiques australiens proposent une solution radicale: tuer les koalas infectés pour sauver les autres. 

Ainsi, David Wilson, un spécialiste des maladies infectieuses au Burnet Institute de Melbourne expliquait à la BBC:

«Leur population est en déclin. Une façon de la faire augmenter, c'est paradoxalement d'en tuer une partie. Ils se transmettent la chlamydia et un grand nombre d'entre eux ne peuvent guérir.»

Dans le Journal of Wildlife Diseases, Wilson précisait le potentiel de ce genre de mesure:

«Si les koalas stériles et très malades sont euthanasiés et les autres koalas infectés sont capturés et traités avec des antiobiotiques, l'infection de chlamydia pourrait être éliminée et une augmentation de population pourrait avoir lieu après quatre ans.»

Le syndrome de la «queue sale»

Une autre raison avancée pour défendre la solution de l'euthanasie est que les chlamydias peuvent déclencher chez certains koalas un syndrome douloureux dit de la «queue sale», ainsi résumé par Wilson:

«Les voies urinaires sont enflammées et se dilatent considérablement; c'est incroyablement douloureux. Ils ont des décharges, et de nombreux koalas meurent.»

 

Au début des années 2000, une technique d'euthanasie a été mise en œuvre pour tenter de sauver les diables de Tasmanie, atteints d'un cancer du visage contagieux. Cette mesure n'a pas été efficace, mais selon David Wilson, c'est parce qu'elle a mal été mise en oeuvre. 

Les chercheurs sont également en train de séquencer le génome des koalas, ce qui pourrait améliorer le vaccin anti-chlamydia actuellement en train d'être testé sur les marsupiaux australiens. Selon les estimations des scientifiques, un vaccin utilisable devrait être prêt dans trois ans.

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