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Trente ans après, un Canadien résout le mystère de sa propre disparition

REUTERS/Randall Hill

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Cet homme était introuvable depuis septembre 1986... jusqu’à ce qu’il se souvienne, en janvier 2016, de son identité.

Pendant près de trente ans, Edgar Latulip a été porté disparu. À l’âge de 21 ans, ce Canadien était parti sans laisser de traces et sans qu’aucune recherche ne permette de le retrouver. Jusqu’en janvier 2016, quand Edgar a résolu de lui-même toute cette affaire en se souvenant de son identité, raconte CTV:

«Ce mercredi 10 février, la police régionale de Waterloo a confirmé qu’il vivait à 130 kilomètres de Saint Catharines, dans l’Ontario, et qu’il allait bien. Il a été révélé que Latulip avait souffert d’une blessure à la tête peu avant son arrivée dans la ville, il y a plusieurs années, et “avait effectivement oublié qui il était”. Mais, en janvier, Latulip a indiqué à un travailleur social de Saint Catharines qu’il se souvenait de son nom.»

Comme l’explique le Washington Post, «personne ne l’avait vu depuis septembre 1986, quand il avait disparu d’un foyer canadien, était monté dans un bus en direction du sud du lac Ontario et avait oublié quasiment tout. Il avait adopté une nouvelle identité, il s’était installé dans une nouvelle ville. Il s’était construit une nouvelle vie.»

 

La police pensait alors qu’il s’était dirigé vers les chutes du Niagara, «un lieu commun pour les suicides». D’autant que, la dernière fois que sa mère l’avait vu, précise le quotidien américain, «Latulip était à l’hôpital, où il était en convalescence après une tentative de suicide».

Sur son avis de recherche, il était indiqué qu’il souffrait de problèmes mentaux et était atteint de déficience mentale (il avait la capacité mentale d’un enfant de 12 ans) et qu’il avait quitté son foyer sans prendre ses médicaments. Ce dernier point avait particulièrement inquiété la police, précise le Washington Post.

En janvier, par le biais de flashs, il s’est finalement souvenu de son nom. Après un examen ADN, la police a finalement pu confirmer son identité. S’il n’a pas encore pu parler avec sa mère, le porte-parole des services de police du Niagara a indiqué au quotidien américain qu’elle avait été prévenue:

«Elle était excitée, heureuse, folle de joie. Après trente ans passés à ne pas savoir où se trouvait son fils, elle sait qu’il est en vie, et cela la rend très enthousiaste.»

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