Edward Snowden pourrait bien voter lors de la présidentielle américaine

Edward Snowden | Praxis Films

Edward Snowden | Praxis Films

Le Daily Dot indique que le lanceur d'alerte n'a perdu aucun de ses droits civiques.

Edward Snowden est l'un des hommes les plus recherchés par les États-Unis. Depuis qu'il a fourni au journalistes Glenn Greenwald et à la réalisatrice Laura Poitras des documents confidentiels des services de renseignement américain qui ont permis de dévoiler l'ampleur des programmes de surveillance, l'ancien employé de la NSA n'est plus vraiment en odeur de sainteté de l'autre côté de l'Atlantique.

Mais cela veut-il dire que Snowden ne pourra pas voter lors de l'élection présidentielle de novembre? The Daily Dot s'est posé la question, et selon Ben Wizner, l'un de ses avocats, et membre de l'influente association de défense des libertés civiles –ACLU–, officiellement, il ne devrait pas y avoir de problème:

«Il n'y a aucune base légale qui prive Edward Snowden de son droit de vote. Il n'a été condamné d'aucun crime, et encore moins d'un crime qui lui retirerait ses droits civiques. [...] Il a autant le droit de voter que n'importe quel autre citoyen américain.»

D'autant qu'à Hawaï, l'État dans lequel il vivait avant de partir pour Hong Kong, puis la Russie, «sans une condamnation, les charges qui pèsent contre lui –pour lesquelles il pourrait être condamné jusqu'à trente ans de prison– n'ont aucune influence sur son droit de vote», souligne le site internet. Résultat, selon un professeur de droit de l'université de Californie à Irvine, «s'il n'a pas renoncé à sa citoyenneté américaine et souhaite revenir à Hawaï, il pourrait demander à voter par procuration. Cela dépend de la juridiction de l'État.» Son avocat refuse cependant de confirmer s'il est toujours inscrit sur les listes électorales.


Avantage Bernie Sanders

Quant à savoir pour qui il voterait, Ewen MacAskill indiquait dans le Guardian, en décembre dernier, que seuls deux candidats semblaient alors pouvoir s'attirer la sympathie du lanceur d'alerte: Rand Paul et Bernie Sanders –et encore Paul «a indiqué que s'il appréciait le débat initié par Snowden, il pense qu'il devrait être emprisonné». Le candidat libertarien a depuis suspendu sa campagne, après le caucus de l'Iowa. 

Quant à Bernie Sanders, il avait indiqué en 2013 que le cas de Snowden lui importait peu. Deux ans plus tard, lors d'un débat démocrate, le sénateur du Vermont avait déclaré que le lanceur d'alerte avait joué un rôle important dans l'éducation du public américain à ces sujets, mais suggéré qu'il devrait être jugé, puisqu'il avait violé la loi.

De son côté, Edward Snowden avait estimé qu'à l'issue du débat démocrate de décembre dernier, Bernie Sanders était le candidat démocrate le plus crédible en matière de politique étrangère.

 

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