Culture

On ne peut pas tout dire sur Twitter

Slate.fr, mis à jour le 09.10.2009 à 10 h 59

capture d'écran de la page Twitter de Ashton Kutcher

capture d'écran de la page Twitter de Ashton Kutcher

Tourne ta langue sept fois dans ta bouche avant de twitter: cette devise commence à devenir indispensable selon le New York Times. Il semblerait en effet que «twitter» des propos diffamatoires puisse être poursuivi en justice. L'actrice Demi Moore, par exemple, a été plusieurs fois au centre de la Twit-polémique: d'abord Ashton Kutcher, son mari, y avait publié la photo du derrière de la célèbre actrice. Ensuite, cette dernière a utilisé le compte de son mari pour répondre au fameux bloggeur Perez Hilton, qui avait publié sur son site une photo de Tallulah Willis, fille de Demi Moore, accompagnée de propos injurieux.

Courtney Love, connue pour son utilisation excessive du réseau social, a été dénoncée par un styliste, après l'avoir traité de voleur et menteur. Mais sans aller chercher dans le monde people, on constate qu'un grand nombre de personnes se sont fait réprimander à cause de leurs messages sur Twitter: un propriétaire d'appartement a dénoncé son locataire et demandé 50 000 dollars, après que celui-ci ait posté des critiques sur son logement.

Il est vrai que Twitter semble manquer cruellement d'étiquette: du fait de ses messages limités à 140 caractères, les internautes vont droit au but, sans trop de nuances. De plus, ce réseau social s'est développé en moins de temps que Facebook, par exemple, en laissant moins de temps à la communauté d'établir des règles de comportement.

En revanche les règles de diffamation s'appliquent également à Twitter, mais ce qui est différent «c'est que le langage de Twitter pourrait ne pas être pris aussi sérieusement que dans le cas des autres formes de communication», explique l'avocat Floyd Abrams. Selon les experts légistes, la plupart de ce qui est dit sur Twitter relève de l'opinion personnelle, et est donc protégé par le premier Amendement américain, celui de la liberté d'expression.

Selon Floyd Abrams, «Nous devons attendre pour voir comment les juges et les tribunaux vont traiter ce sujet». Twitter de son côté a décidé de ne pas se mêler  à des questions légales, tout en vérifiant quand-même les comptes de stars, qui se sont plaintes de leur identités usurpées.

[Lire l'article complet sur le New York Times]

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Image de une: capture d'écran de la page Twitter de Ashton Kutcher

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