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Le 16 février, une manifestation anti-Beyoncé est prévue à New York

Beyonc lors du Super Bowl 50, au Levi's Stadium, à Santa Clara, en Californie, le 7 février 2016 | TIMOTHY A. CLARY/AFP

Beyonc lors du Super Bowl 50, au Levi's Stadium, à Santa Clara, en Californie, le 7 février 2016 | TIMOTHY A. CLARY/AFP

Les anti-«Queen Bey» se sont donné rendez-vous devant le siège de la National Football League pour exprimer leur rage contre sa prestation pendant le Super Bowl.

Le spectacle musical de Beyoncé à la mi-temps du Super Bowl n’a pas plu à tout le monde. Sur scène, les danseuses qui accompagnaient la star étaient vêtues de bérets noirs comme ceux portés par les militants des Black Panthers et, après leur performance, elles ont été prises en photo avec le poing levé, en hommage au fameux salut Black Power de John Carlos et Tommie Smith aux Jeux Olympiques de Mexico en 1968.

 

«Les danseuses de Beyoncé en bérets noirs au Super Bowl 50, rendant hommage aux Black Panthers cinquante ans après leur formation en 1966.»

Sur Fox News, l’ancien maire de New York Rudy Giuliani a déclaré qu’il était «scandaleux» que la chanteuse utilise ce spectacle pour «s’attaquer aux officiers de police».

Rage

Comme lui, d’autres Américains sont visiblement en colère contre Beyoncé, et les plus déterminés ont décidé d’organiser un rallye anti-Beyoncé, qui devrait avoir lieu mardi 16 février devant le siège de la National Football League (NFL), à New York, rapporte New York Magazine. Sur la page internet de l’événement, les anti-«Queen Bey», qui restent pour l’instant anonymes, expliquent ainsi leur rage: 

«En tant qu’Américain, êtes-vous scandalisé que Beyoncé ait utilisé le Superbowl pour balancer ces accusations raciales? Êtes-vous d’accord qu’il s’agissait d’un outrage à la police? Êtes-vous d’accord que les Black Panthers étaient un groupe haineux qui ne doit pas être glorifié? Venez avec nous. Disons à la NFL que nous ne voulons plus de discours haineux et de racisme au Superbowl!»

Les paroles de la chanson en question –«Formation»– ne font en fait pas mention de la police, ni du groupe radical des Black Panthers, même si quelques phrases évoquent la fierté d’être noir («j’aime mon nez de nègre avec des narines Jackson Five»). Le message le plus ouvertement politique est dans le clip et ne dure que quelques secondes: un enfant noir danse devant des policiers et la caméra zoome sur un mur avec le graffiti «arrêtez de nous tirer dessus»

Pour défendre la chanteuse, une manifestation anti-anti-Beyoncé est déjà en voie de préparation le même jour devant le siège de la NFL et les organisateurs demandent aux «sisters» de venir déguisées pour faire la fête sur place.

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