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Google devrait-il nous payer pour passer le test reCAPTCHA?

Un test CAPTCHA traditionnel / Wikipédia, domaine public

Un test CAPTCHA traditionnel / Wikipédia, domaine public

Gabriela Rojas-Lozano, une habitante du Massachusetts (Etats-Unis), avait fait une demande de dédommagement, mais la justice vient de lui donner tort.

Sa plainte a été rejetée. Aux États-Unis, une femme avait intenté l'an passé une action en justice contre contre Google après avoir ouvert un compte Gmail. Gabriela Rojas-Lozano accusait la compagnie californienne de profiter du travail de ses utilisateurs pour améliorer son programme de reconnaissance optique de caractères (ROC) à l'aide du test de reCAPTCHA, ces mots déformés que vous devez déchiffrer pour assurer que vous êtes un humain et non un robot.

Seulement, comme le rapporte le site Court House News, le juge a estimé pour plusieurs motifs qu'il ne pouvait donner raison à la plaignante. D'une part, rien ne prouve qu'elle ne se serait pas inscrite à Gmail, même si elle avait su que Google aurait pu tirer profit de son test de reCAPTCHA. D'autre part, le juge a estimé que ces éventuels gains permettent à la société d'offrir un service gratuit dont Gabriela Rojas-Lozano bénéficie.

Depuis 2009, Google a mis au point son propre système, le reCAPTCHA. Celui-ci ne permet pas uniquement de différencier l’humain du robot, mais aussi de participer à la numérisation des livres pour Google Books, de journaux pour Google Actu ou des cartes pour Google Maps. Le travail de retranscription de l’utilisateur vient donc combler les lacunes de la reconnaissance optique.

Un reCAPTCHA. (BMaurer/Wikipedia — Domaine public)

Google profiterait ainsi de ses utilisateurs pour ensuite revendre les versions transcrites des livres sur Google Books. La compagnie vend également ses services à des journaux, comme le New York Times par exemple, pour retranscrire ses archives papier.

Dans son blog, Eric Goldman, professeur de droit à l’université de Santa Clara estime qu’il s’agit pour l’instant d'une des plus «intéressantes des décisions concernant internet en 2016». De son côté, Google n’a fait aucun commentaire.

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