Sciences

Quelques chiffres à avoir en tête avant de s'essayer à la roulette russe

Temps de lecture : 2 min

Des scientifiques ont calculé les probabilités de survie entre deux «coups» lors d'une partie de roulette russe.

Revolver | David Trawin via Flickr CC License by
Revolver | David Trawin via Flickr CC License by

Dans la famille des jeux débiles, la roulette russe est, sans nulle doute, un des plus dangereux. Son principe: mettre une cartouche dans le barrilet d'un revolver, le faire tourner et pointer l'arme sur sa tempe. En cas de succès, ce n'est qu'un «click»; en cas d'échec, c'est la mort... Histoire de «jouer» en parfaite connaissance de cause, le blog spécialisé en études de données Datagenetics s'est lancé dans toute une série de calculs pour mieux appréhender la probabilité d'y passer (ou pas).

Pour un chargeur contenant une seule balle, les chances de survie sont de cinq sur six, autrement dit, 83,3%.

Les scientifiques s’attardent, ensuite, sur le cas d’un chargeur contenant deux cartouches placées côte à côte. Avant le premier tir, la victime a un pourcentage de chance de survie de 66,7% (quatre chances sur 6). Pour le second tir, vaut-il mieux faire tourner le barillet pour le «mélanger» ou enchaîner? D’après les calculs, l’otage doit demander à retirer dans la foulée du premier tir, sans rien modifier. En effet, si l’on fait tourner le chargeur, le pourcentage sera le même que lors du premier coup (66,7%) alors que si le chargeur reste tel quel, il est de 75%! Le chargeur contient six compartiments dont seulement deux, placés côte à côte sont chargés. Il reste donc quatre compartiments vides, eux aussi placés les uns à la suite des autres. Parmi ces quatre espaces, un seul est adjacent à un compartiment chargé. La probabilité de survie est donc de trois sur quatre ou 75%.

Trois, quatre, cinq munitions…

D’une façon plus générale, ils vont calculer la probabilité de survie avant le second tour, toujours avec deux balles, mais placées de façon totalement arbitraire. Ils notent que quinze combinaisons sont possibles pour charger l’arme. La probabilité de survie à un deuxième tir serait alors de trois sur cinq, donc 60%. À ce compte-là, autant refaire tourner le barillet avant de se lancer.

Datagentics.com rapporte également les résultats pour un chargeur avec trois, quatre et cinq munitions. Pour trois munitions, la probabilité de survie au second tir sera de 40%. (Il faudra donc demander de faire tourner le chargeur entre les deux tirs, le pourcentage pour un tour étant de 50%), et de 20% pour un chargeur contenant quatre balles. Les scientifiques expliquent aussi que si vous avez eu la chance d’entendre un «click» au premier tir pour un chargeur armé de cinq balles, ça ne sera pas la peine de réessayer une seconde fois. Et si jamais le barillet était plein au départ, ce n’est pas non plus la peine de jouer.

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