Sciences

Philae ne répond plus, mais «Tchouri» continue de livrer ses mystères

Temps de lecture : 2 min

De la glace et beaucoup de poussière: on sait désormais ce qui se cache l'intérieur de la comète 67P.

La comète 67P ou «Tchouri» | via ESA
La comète 67P ou «Tchouri» | via ESA

Alors que le robot Philae semble s'être éteint pour de bon, l'Agence spatiale européenne (ESA) a trouvé quelque chose pour se consoler: une découverte scientifique de taille. Une étude, publiée dans le magazine Nature, lève le voile sur un mystère scientifique, sujet à de nombreuses spéculations ces dernières années: la composition du noyau d'une comète.

Les scientifiques qui travaillent sur la comète 67P (aussi appelée «Tchouri»), sur laquelle s'est posé le robot Philae, sont désormais en mesure de savoir ce qu'elle renferme en son cœur: de la glace et beaucoup de poussière. Les hypothèses formulées ces derniers mois selon lesquelles la faible masse de la comète pourrait être due à la présence de trous ou de cavités dans son noyau sont désormais écartées.

L'obsession des comètes

Après dix ans de voyage et dix milliards de kilomètres parcourus, la sonde spatiale Rosetta, envoyée par l'Agence spatiale européenne, vient donc de remplir l'un de ses principaux objectifs: étudier et définir la composition du noyau de la comète 67P. Pour y parvenir, les chercheurs se sont appuyés sur l'envoi de signaux radio en direction de la comète. Les fréquences analogues enregistrées ont, par la suite, été analysées et leur ont permis de déterminer ce que contenait vraisemblablement son noyau: une composition homogène composée à environ 75% de grains de poussière et 25% de glace, précise Gizmodo.

Ces dernières années, l'étude des comètes a beaucoup occupé le monde de la science et de l'astronomie. Il faut dire qu'il reste encore de nombreuses choses à apprendre sur ces corps célestes, premiers témoins de naissance du système solaire. Parmi les milliers de comètes qui peuplent l'espace, seulement huit d'entre elles ont, jusque-là pu être visitées et étudiées au plus près par la technologie humaine.

Newsletters

Notre eau du robinet est excellente et nous n'en profitons pas assez

Notre eau du robinet est excellente et nous n'en profitons pas assez

De traitements en contrôles, tout est mis en place de façon à la rendre aussi irréprochable que possible.

Nous avons la tête de notre prénom: faites le test!

Nous avons la tête de notre prénom: faites le test!

En 2017, une première étude avait déterminé que notre visage était socialement marqué par notre prénom. Des chercheuses ont souhaité pousser leurs recherches plus loin avec une nouvelle étape: des portraits-robots.

Pourquoi avons-nous des grains de beauté?

Pourquoi avons-nous des grains de beauté?

[L'Explication #71] Ces taches, qui font ressembler certaines peaux à un cookie aux pépites de chocolat, sont de vraies anarchistes.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio