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Comment rendre moins longue l'attente à un arrêt de bus

Bus stop, Mull, Scotland, Sept. 2010 | Phillip Capper via Flickr CC License by

Bus stop, Mull, Scotland, Sept. 2010 | Phillip Capper via Flickr CC License by

Le secret? Plus d'abribus et plus d'arbres.

Attendre son bus peut durer loooongtemps. Comme le soulignait CityLab en 2014, «c'est la pire des attentes. [...] Le bus est invisible jusqu'à ce qu'il soit devant vous. Il pourrait arriver dans une minute ou dans vingt. [...] Ce truc aurait pu passer il y a deux minutes pour ce que vous en savez.»

L'une des astuces, que l'on retrouve déjà dans plusieurs villes, consiste à indiquer le temps qu'il reste à patienter avant l'arrivée du prochain bus. Cette technique, rappelait le site spécialisé, permet de réduire cette impression d'attente de près de 50%, selon une étude menée par des chercheurs américains, en 2011. Logique. Si vous savez que vous devez attendre quatre minutes, vous n'allez pas lever la tête toutes les trente secondes pour tenter d'apercevoir le bus arriver au coin de la rue. L'angoisse de ne pas savoir fait paraître le temps plus long.

De son côté, Atlas Obscura a déniché deux autres techniques qui permettent de faire passer le temps un peu plus vite. Elles viennent de Yingling Fan, et de ses collègues de l'université du Minnesota. Yingling Fan s'y spécialise dans les politiques d'aménagement urbain. 

«La première est très simple. Des aménagements de base –un bac et un abribus– et les personnes présentes dans l'étude avaient l'impression de passer moins de temps à attendre. [...] Cela peut sembler intuitif, mais cela va à l'encontre de la stratégie adoptée pour redynamiser les réseaux de transport en commun.» 

Parce que oui, cela coûte plus cher qu'un simple panneau, planté au milieu d'un trottoir.

Le site s'est également penché sur une autre étude du même groupe. Dans celle-ci, les chercheurs se sont intéressés à l'environnement présent autour de l'arrêt. «Ils ont découvert que si les gens attendaient plus de cinq minutes, l'air pollué ou la circulation les poussaient à surestimer leur temps d'attente. À l'inverse, les gens qui attendent à des arrêts où l'on trouve beaucoup d'arbres n'avaient pas l'impression d'avoir attendu aussi longtemps. Plus ils attendaient, plus les arbres semblaient exercer une influence.»

Ce qui fait conclure à Atlas Obscura que cela pourrait donner des idées aux régies de transport.

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