RER, jours de galère
Le RER comme si vous y étiez.
- La sortie d'une rame du RER Reuters -
Le trafic était à nouveau très perturbé mardi 15 décembre ur la ligne A du RER s ur la partie RATP de la ligne en raison d'une grève, avec un train sur deux aux heures de pointe et un trafic quasi-nul aux heures creuses. La ligne A du RER transporte chaque jour un million de Franciliens. Sur la ligne B du RER, objet d'un préavis de grève pour mardi déposé par l'UNSA et les Indépendants (minoritaires), trois trains sur quatre devraient circuler. Les prévisions pour mercredi seront données mardi soir. Pour la journée de jeudi, à la suite d'autres préavis de grève, la RATP prévoit déjà «un trafic perturbé sur le réseau RER et un trafic légèrement perturbé sur les réseaux métro, bus et tramway». Nous republions à cette occasion le récit désabusé d'un usager quotidien du RER.
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Quel banlieusard, aujourd'hui appelé élégamment «francilien», peut se targuer de ne pas soupirer, râler, voire devenir franchement grossier, en entendant ces mots: SNCF, RATP, et RER. Que le voyageur qui n'a pas été victime une fois par mois, si ce n'est une fois par semaine, des transports en commun, se fasse connaître! Pour prendre ces mésaventures sinon avec le sourire, du moins avec philosophie, j'ai décidé d'en retracer quelques unes qui me sont arrivées.
Prenons un lundi: jour oh combien difficile dans la vie d'un travailleur lambda. Tant bien que mal, me voilà prête à partir, évidemment en courant. Enfin, le quai du RER est dans l'axe de mes yeux embués de sommeil: ouf!, le train est encore à quai, au n° 5. En accélérant le pas, je réussis à m'installer dans le «bon» wagon: celui qui s'arrête pile poil, lors de votre changement, en face des escaliers.
Me voilà donc installée, assise à ma place de prédilection, contre la vitre dans le sens de la marche et je sors mon livre: un super bon polar que j'ai eu du mal à quitter la veille au soir et dans lequel je replonge avec jouissance. Au bout de 3 minutes, l'angoisse commence à m'étreindre et mes pensées quittent celles du commissaire Adamsberg (via la plume de Fred Vargas), prêt à arrêter un serial killer..... Le train ne part pas! L'habitude des départs fait que vous sentez parfaitement l'instant où l'attente normale bascule en inquiétude. Soudain, une voix jaillit de nulle part, c'est-à-dire du préfabriqué qui sert de gare en ce moment (grâce au département et à la région, nous allons avoir une nouvelle gare, modernisée, avec ascenseur dans... quelques mois). «Mesdames et Messieurs, votre attention s'il vous plait, le prochain train pour Paris partira de la voie 3».
Et là, remise en place du marque-page dans un délai record, descente du train le livre dans une main, le sac dans l'autre et l'écharpe entre les dents, dégringolade du quai n°5, remontée sur le quai 3 et repositionnement dans le bon wagon! Ouf, j'ai récupéré «ma» place, mon serial killer et le commissaire à ses trousses. Et le train démarre... au bout de plusieurs minutes quand même... Je vous passe les ralentissements, ou les arrêts entre les gares: « Mesdames et Messieurs, notre train est arrêté en pleine voie. Pour votre sécurité, merci de ne pas ouvrir les portes et descendre sur les rails.» Des fois qu'on aurait envie de finir à pieds en sautant par dessus les traverses. Mais soyons un peu compréhensifs; nos amis fonctionnaires n'ont pas la vie facile: le trafic est de plus en plus dense, l'équipement de plus en plus vieux et les usagers de plus en plus nombreux! Faire appel à Jack Bauer me paraitrait la solution pour sortir de ce piège!
Changement
Me voici arrivée à mon changement de ligne (ce n'est pas vraiment le moment: le commissaire Adamsberg organisait une réunion capitale avec Danglard, son second, pour une nouvelle traque à l'assassin) et là, je suis emportée par la foule, qui me traîne et qui m'entraîne vers... la ligne 14, automatique, rapide, fonctionnelle et jamais en retard!
Une semaine plus tard. Je vous passe le scénario jusqu'à l'arrivée sur le quai n°5. Cette fois, petite variante: le train n'est pas là !
Attente, patiente bien entendu. Rien ne sert de s'énerver les premières minutes. Mais quand cela devient un quart d'heure sans information, on trépigne un peu sur place et là, paradoxalement, on sympathise avec ses voisins de quai, alors que, par définition, ils sont quand même des adversaires potentiels pour les places convoitées dans le train ! «Cela commence à bien faire! On nous prend vraiment pour des imbéciles» «Ils exagèrent ! Qu'est-ce qu'ils ont encore trouvé aujourd'hui pour nous casser les pieds?».
Accident voyageur
Et puis, oh miracle, la même voix venue de la «future-gare-modernisée-actuellement-en-travaux-mais-qui-améliorera-notre-quotidien» se met à murmurer, je dis bien murmurer car même les haut-parleurs ne fonctionnent pas et il faut tendre l'oreille pour entendre les infos, surtout que parfois (souvent) un TGV passe à fond au même moment. Donc, on nous susurre: «Mesdames et Messieurs, suite à un «accident voyageur» (il existe aussi le «malaise voyageur», très courant l'été) sur la ligne, les trains auront environ 15 minutes de retard». On le sait déjà, vu que ça fait 20 minutes qu'on poireaute dans la fraicheur matinale!
On peut faire quelques variantes: sous la pluie battante, dans le froid glacial, sous un vent violent, dans une chaleur moite ! Mais rassurez-vous : je finis toujours par arriver.
Quelques jours plus tard, c'est une «panne d'alimentation électrique» qui nous a fait rire pendant une demi heure sur le quai. Il y a aussi «l'incident technique» très en vogue, ou «la rupture de caténaire». Je me souviens également d'un hiver où les «rails étaient gelés» et occasionnaient un «retard indéterminé». Là c'est très, très, très grave, le retard indéterminé! Et ça peut rendre fou......
Humour
Il faut dire que les gens de la SNCF ou de la RATP font vraiment preuve de beaucoup d'humour et trouvent toujours de nouvelles idées pour nous distraire. Pour que la routine ne s'installe pas, de temps en temps le train ne va pas jusqu'au bout de sa destination. Je m'explique: le RER B, puisqu'il faut le nommer, est régi par la SNCF jusqu'à Paris (Gare du Nord) et ensuite la RATP prend le relais. Mais quand la RATP se met en grève, la SNCF continue de faire son boulot bien sûr, mais... jusqu'à Gare du Nord! Ensuite, si vous allez plus loin, comme c'est mon cas, vous vous débrouillez pour trouver un itinéraire de rechange! Ca met une ambiance de folie sur le quai quand tout le monde descend en même temps.
Le lendemain, «mon» train, celui du quai n°5, ne prenait pas de voyageurs, alors que tout le monde était dedans et c'est le train du quai n° 3 qui est parti, pratiquement à vide!
Je voudrais quand même terminer sur quelques bonnes nouvelles: de grandes affiches nous alertent sur «la création du nouveau RER en 2010», «la rénovation des lignes A et B pour 2011» et en 2012, plus aucune distraction pour les voyageurs: tout marchera comme sur des roulettes....! Que dis-je, comme sur des rails... Bizarre cette échéance de 2012.
Françoise Tricard
SI VOUS AVEZ AIMÉ CET ARTICLE, VOUS APPRÉCIEREZ PEUT-ÊTRE: «Roissy CDG: le pire aéroport du monde?» par Jacques Attali ; «Lettre aux défenseurs de La Poste de Papa»
par Eric Le Boucher
Image de Une: La sortie d'une rame du RER Reuters
Mis à jour le 15/12/2009 à 9h08










































Bon article, drôle et qui rappelle des souvenirs.
LA Solution ?? na pas prendre le RER ! Habiter à portée du métro quand on bosse à Paris, ne pas bosser à Paris quand on a choisi de vivre en Banlieue. Le métro pose rarement problème (à condition de ne pas détester la promiscuité).
C'est pourtant simple, non ?
Et si Paris est trop cher, il reste toujours les bonnes vieilles cités d'Aubervilliers, Saint Denis ou Montreuil, où les prix sont très acceptables et les habitants relativement agréables.
Quand ces endroits auront rattrapés les prix au m² parisiens, il suffira de prolonger quelques lignes de métro, pour que d'autres cités soient reliées.
En faisant comme cela, d'ici 10 ans, il n'y aura plus de cités "mal famées" en petite couronne, et le grand paris sera une réalité.
C'est pas beau les solutions idéales ?
Dans ma voiture j’ai :
La climatisation
Une bulle de quelques m² qui m’est réservée
La radio
Un sentiment de sécurité
Le téléphone et l’internet
La continuité de service même à 2h00 du matin
Pas de risque de grêve
Conclusion, factuellement et indépendamment de toute recherche des causes et des solutions aux problèmes décrits dans cet article, je préfère passer 40 mn de plus dans ma voiture pour mon trajet domicile - travail que de m'entasser dans ces conditions dans les transports en commun parisien.
L’engagement écologique des pouvoirs publics devrait commencer par la mise en place de transports en commun efficaces et qualitatifs. Ce qui passe certainement par une augmentation des moyens, mais aussi par un engagement plus fort des personnels vers plus de respect des clients, des horaires plus larges, des trafics plus denses, même pendant les heures creuses.
Et la clim. Comment peut-on construire des transports modernes qui ne sont pas climatisés.
Et la grêve. Comment peut-on remmettre sa capacité à se déplacer dans les mains de gens qui peuvent arrêter de bosser d'une minute à l'autre.
Je pense que beaucoups sont comme moi et pourraient passer du bon coté de la force, vendre leur voiture, si certaines conditions de confort et de sécurités étaient respectées.
En même temps, il faut reconnaître que sur certaines lignes, ça s’est grandement amélioré. La ligne A qui était devenu atroce il y a quelques mois a retrouvé une bonne cadence par exemple. Et puis on ne retient bien souvent que le pire : si on devait regarder sur une année complète, on ne pourrait plus dire que « c’est tous les jours pareils ». Mais l’esprit humain est ainsi fait qu’il ne retient que ce qui l’agace.
Moi ce qui m’agace bien plus et qui ne me fait pas sourire du tout, c’est le comportement du voyageur. Deux choses qui m’énerve au plus haut point :
- tous ces gens qui veulent, à tout prix, avoir une place assise. Ca m’échappe. Ca fait 10 ans que je prends le RER pour une durée quotidienne de 4 heures en tout : le trajet est long, on est parfois fatigué le soir, mais rien ne justifie certains comportements. La bousculade sans excuse (et vas-y que je te regarde même pas ; la honte, la gêne ?), le « je-veux-absolument-une-place-même-pour-un-arrêt » (on passe plus de temps à s’installer, à gêner les autres et à se relever qu’à jouir du confort de la place assise, mais passons…), le « je-fais-semblant-de-dormir-même-si-y-a-une-femme-enceinte » (toupet : certaines dames assises côté couloir, n’hésiteront pas à réveiller le monsieur qui dort tranquillement pour de vrai contre la vitre plutôt que de se lever elle-même ; égalité des sexes, mais sans ses inconvénients !), le « je-garde-une-place-pour-ma-copine » (ah ? On peut réserver des places dans le RER maintenant ?), le « je-te-passe-devant-comme-si-tu-n’existait-pas » (le top du top : on cède bien poliment – ou parce qu’on pense qu’une épreuve de force sur le mode qui-qu’aura-la-place est plutôt risible - sa place à quelqu’un qui ne prend même pas la peine de nous remercier ; on en viendrait presque à se demander : est-ce-que j’existe ?) ;
- les gens qui courent courent courent toujours. Ces gens là sont par principe toujours en retard et quand ils ne le sont pas, toujours pressés. Ce principe doit régir leur vie. Je coure, donc je suis. Au risque de tomber et faire tomber. A priori, rien ne vaut plus que sa vie et la vie des autres. Combien de fois j’ai vu de mes propres yeux des gens s’affaler de tout leur long à la porte du RER, rater une marche, marcher sur les talons du voisin, glisser sur des surfaces pas toujours adaptées à la pluie ou passer la jambe entre le quai et la porte du train. Définitivement, le retard, même le risque de perdre son emploi (mais je ne peux décidemment pas croire que TOUS les gens qui courent dans le métro à longueur de journée courent ce risque !) ne justifie en rien de risquer sa vie ;
Et tout ça, sans distinction d’âge, de sexe ou de couleur. La bonne mère de famille peut devenir une vraie harpie et le petit jeune un vrai saligaud sans scrupule ou gêne. Les gens deviennent tous horribles sans différence. C’est peut être ça la grande réussite du métro et du RER : tous malpolis, tous ignobles.
Vraiment, on ne peut nier que le réseau des transports parisiens arrivent à saturation. Et sans grandes décisions politiques, avec un vrai financement dédié, la situation va empirer. Et quand je vois la SNCF qui milite pour ses histoires de gare SNCF, ça me fait bondir !
Mais le pire du pire reste pour moi le comportement du voyageur. On parlait il y a quelques années des « incivilités » qui soit disant pourrissaient la vie de l’honnête citoyen. Je n’ai jamais compris que l’honnête citoyen qui s’en plaignait puisse en être aussi à l’origine, de ces incivilités quotidiennes...
Faut toujours qu'ils ralent... ;) Plaignez vous donc! Au moins vous avez de vrais transports en commun, vous. Dans les petites villes de province il y a le choix entre le car avec 1 aller-retour par jour, ou bien le TER, pour les quelques communes qui ont la chance d'avoir une gare encore en état de fonctionnement et dans ce cas, c'est 4 aller-retour par jour maximum... Alors du coup, on prend tous notre voiture, mais avons nous le choix ? Allez, allez, regardez les choses en face et considérez-vous pour ce que vous êtes: des privilégiés. Vous verrez, la vie vous paraitra beaucoup plus agréable tout d'un coup :)
Faut toujours qu'ils se comparent aux parisiens.
Parce que si çà vous manque tant que çà les transports en commun, si vous en avez tellement marre de prendre votre voiture pour aller bosser parce que dans votre village il n'y a qu'un car par jour...ben faut vendre la maison avec jardin et venir habiter Paris. Vous perdrez en qualité de vie ce que vous gagnerez en confort de trajet.
Nous, les citadins, on ne passe pas notre temps à comparer notre mode de vie au vôtre, si vous êtes si heureux à la campagne, restez-y donc. Vous avez fait un choix, assumez-le jusqu'au bout.
Venir nous reprocher de nous plaindre des transports en commun qui sont, avouons-le, perfectible, c'est comme si on se permettait de vous critiquez quand vous hurlez sur la hausse du prix du carburant, du fioul ou sur la mise en place de la taxe carbone.
A chacun sa croix!
Avec mes amis grands-banlieusards, nous sommes soumis au sadisme de la SNCF : elle prétend nous décourager d'emprunter les trains TER, qu'elle voudrait réserver aux résidents hors d'Ile-de-France et les surcharge en conséquence jusqu'à l'asphyxie. Nous disons souvent que la vraie "souffrance au travail", c'est celle que nous infligent les transports en commun. Les journaux sont pleins de reportages plus ou moins bidonnés sur le "stress", le "harcèlement", etc au travail. Mais pour beaucoup d'entre nous, la "souffrance" cesse lorsque nous arrivons au boulot. Et elle recommence lorsque nous tentons de rentrer chez nous, vers ces lointaines banlieues où nous a chassés le prix prohibitif du m² à Paris et dans les autres grandes villes. Mais de cette souffrance-là, les médias ne parlent jamais.
Parfois, on a le sentiment que SNCF et RATP voudraient nous pousser, en effet, à venir bosser en voiture. Mais beaucoup d'entre nous n'ont simplement pas les moyens de se payer une 2° voiture - la première restant sur place, à la maison, pour les courses et les enfants.
Si les politiques ne se saisissent pas du problème des transports, le sujet va leur péter à la gueule, car nous sommes à bout.
J'ai habité Paris puis la banlieu tranquille et je suis parti en province, dans le sud, j'ai bloqué le frein, même pour une carrière, car enfin la famille vivait.
Les mois d'été Paris et la banlieu défilent dans nos provinces pour avoir bonne mine à la rentrée et les lamentations commencent, les transports, les loyers, les embouteillages,la pollution..... une satisfaction paraît-il les loisirs .
Devant autant de"désespoir" je dis à mes interlocuteurs pourquoi ne pas essayer de prendre un job en province alors là le plus risible: Paris et la banlieu ont tellement d'avantages: le théâtre où ils vont rarement, les musées en général inconnus, il reste le cinéma mais les sorties du mercredi sont nationales, mais ils ne parlent pas du vrai loisir boulot,dodo, métro
Alors je me dis qu'ils râlent car il faut payer cette "fierté" de vivre paraît-il dans le nombril de la France.
Pourquoi autant de sièges de stes à Paris pourquoi autant d'administrations à Paris... alors pour ceux qui souhaitent mieux vivre faîtes une gréve intelligente pour l'implantaion de vos jobs en province.
Une bonne gestion commence par le coût du m², les réunions aujourd'hui se font via les réseaux ....etc vos salariés seront plus performants donc un gain de productivité, alors messieurs les gestionnaires à vos calculettes.
A lire cet article, je m’y retrouve. Sauf que vous avez omis de parler et de décrire le décor dans lequel nous voyageons : les sièges ont eu une couleur au sortir de l’usine et depuis ! Il est impossible de penser que cette couleur là, que nous avons sous les yeux, ait été imaginée par un décorateur. Entre ceux qui mettent leurs pieds sur les sièges et banquettes, les gribouillis au stylo, au feutre, ceux qui ont du y renverser quelque chose de collant, de gluant, les chewing-gums, les journaux par terre, - surtout les gratuits - les reliefs divers et variés de la restauration très rapide et très collante, les odeurs de frites et de burger à la mayonnaise ou à la tomate, les tags que l’on retrouve aussi sur les parois et même le plafond du wagon, les vitres rayées, et les autres odeurs.
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Les pires odeurs ...... !
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Outre quelques clochards qui ont laissé leur sillage mal odorant et accessoirement de quoi attraper la gale - (pas besoin d’être gendarme à l’Elysée pour ça, comme quoi, il y a bien une égalité par le bas, je parle du bas de pantalon ou des chevilles car ça monte par là cette saleté) - , je pense aux voyageurs pas lavés ou qui ne connaissent ni le savon ni la brosse à dents et encore moins le dentifrice, ceux qui dès le matin empestent l’alcool, sans oublier la place vide ou plutôt les 4 places vides vers lesquelles se précipitent ceux qui viennent juste de monter - super aubaine – et qui s’arrêtent net - avec un haut le cœur - en découvrant le sol maculé du vomi du passager saoul ou malade qui s’est vidé les tripes peu avant ! Et les vitres qui ne s’ouvrent pas justement dans ce wagon-là ! Trop tard ! Pris au piège !
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Autre détail : pourquoi à la station de RER Chatelet Les Halles, quand la rame du RER A ouvre ses portes et que les voyageurs en sortent en courant pour prendre la rame du B qui attend portes ouvertes, à 15 mètres, là, juste en face, oui, pourquoi voient-ils 9 fois sur 10, les portes de la rame B se fermer juste sous leurs nez !
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Aussi, malgré les prises de consciences écologiques et la volonté de participer pour réduire le réchauffement climatique, tout ça, en plus des horaires aléatoires et des retards, de la promiscuité, de l’énervement et du chauffage mal réglé, oui, la voiture malgré les bouchons, ça peut avoir du bon.
Je pense qu'on pourrait prouver tout à fait logiquement qu'il vaudrait mieux donner leur 120 euros aux agents SNCF du RER A qui les réclament que de s'exposer à une grève. Pourquoi ? C'est très simple.
Le RER A transporte 1 million de personnes par jour. Dont une forte proportion de gens qui se rendent au travail. En deux jours de grève, où le trafic est quasiment inexistant (chez leurs riants collègues du B, il est toujours nul), une proportion conséquente de la population francilienne n'aura pas pu se rendre au travail, ou en tout cas pas à l'heure, n'aura pas pu se déplacer pour faire des achats, etc. Il est très probable que le coût en heures de travail, en cotisations sociales non versées, en TVA non perçue, et autres prélèvements non prélevés, est extrêmement supérieur au coût que représente l'octroi de la prime que demandent les grévistes.
Il serait donc moins couteux pour l'Etat de céder directement aux revendications de l'équipe du RER A.
A bon entendeur, et bon courage à tout ceux qui se feront éventrer dans le RER...