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À qui appartiennent les tatouages de LeBron James?

LeBron James | Keith Allison via Flickr CC License by

LeBron James | Keith Allison via Flickr CC License by

La star de la NBA est au cœur d'une affaire judiciaire opposant la société qui gère les droits de reproduction de tatouages et les éditeurs de la simulation de basket «NBA2K».

On connaît la passion des sportifs pour les tatouages et la NBA n’y fait pas exception, loin de là. C’est notamment le cas de LeBron James, joueur des Cleveland Cavaliers, et l’une des stars les plus connues de la ligue de basketball nord-américaine, qui en compte une bonne dizaine. Mais, comme le rapporte le site consumerist.com, ses tatouages sont actuellement au cœur d’une drôle d'affaire judiciaire.

La société Solid Oak Sketche, qui s’occupe de gérer les droits de reproduction de plusieurs tatoueurs, a porté plainte contre les éditeurs de jeu vidéo NBA 2k, Take Two Interactive et Visual Concepts. Elle reproche aux créateurs du jeu vidéo de référence de basket, NBA 2k, d’avoir reproduit à l’identique les tatouages de plusieurs stars NBA et notamment trois de LeBron James sans aucune autorisation. Huit tatouages sont visés au total, ils concernent aussi Kobe Bryant ou DeAndre Jordan. La plainte a été déposée au tribunal fédéral de New-York est porte aussi sur les versions antérieurs du jeu à partir de NBA 2k14.

Solid Oak Sketche réclame 819.500 dollars de dédommagement et propose une licence de 1.1 millions de dollars pour la version actuelle et les prochaines éditions à venir. Quartz précise que Take Two Interactive aurait ignoré la tentative de règlement à l’amiable.

Le droit d’auteur, une question toujours compliquée

La question du droit d’auteur se montre, ici, d’autant plus compliquée que l’œuvre, si elle est reconnue comme telle est produite «sur quelqu’un». Pour certains, LeBron James possède une licence «implicite» sur ses tatouages dans la mesure où ils apparaissent sur sa propre peau. Pour d’autres, comme n’importe quelle œuvre d’art, le tatouage appartient à l’artiste. Les éditeurs devraient alors payer une licence aux tatoueurs, en plus de celle payée à la NBA pour la reproduction des joueurs, des équipes, des maillots, etc…  

Qui a raison? Qui a tort? Ça sera au tribunal de New-York de trancher. Dans une affaire précédente qui avait fait beaucoup de bruit, la plainte du tatoueur de Mike Tyson contre le producteur du film Very bad Trip 2 s’était réglée à l’amiable.

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