Donald Trump, l'homme qui se présente comme un éternel gagnant, a perdu le caucus de l'Iowa

Donald Trump après l'annonce des résultats dans l'Iowa, le 2 février 2016. SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP.

Donald Trump après l'annonce des résultats dans l'Iowa, le 2 février 2016. SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP.

Le milliardaire n'a recueilli que 24% des voix, quatre points derrière Ted Cruz et juste devant Marco Rubio.

Alors qu'il était le favori des sondages, Donald Trump n'a recueilli que 24% des voix des électeurs des caucus républicains de l'Iowa, lundi 1er février, devancé par le sénateur texan ultraconservateur Ted Cruz, qui a obtenu 28% des voix. Avec 23% des voix, le score du sénateur de Floride Marco Rubio est une des surprises de la soirée.

Pour Trump, qui n'a cessé de marteler qu'il était un winner, arriver en deuxième place est en complète rupture avec le mythe du milliardaire éternel numéro un. Après que les résultats sont tombés, la presse américaine s'est fait un plaisir d'associer ces deux mots: Trump et loser.

«Plus que n'importe quel homme politique de l'ère moderne, Donald Trump aime gagner»explique Kevin Roose dans Fusion. «Gagner est l'idéal au coeur de sa vie publique.» Le candidat avait notamment déclaré au site conservateur Breitbart: «Le sens de ma vie est d'être gagnant.»

Un article de GQ résumait ainsi l'importance du concept de «victoire» dans la mythologie de Trump:

«La base de la campagne de Donald, c'est qu'il est quelqu'un d'extraordinaire. [...] Un GAGNANT, qui est là pour apprendre à cette nation de tristes losers comment se remettre à gagner.»

Contrairement à son habitude, Trump a accueilli les résultats avec un discours sobre, court et sans hyperbole, dans lequel il s'est dit «honoré d'arriver en seconde place».

Très vite, Twitter a rappelé au milliardaire un de ses dictons favoris: «Personne ne se souvient des gens qui arrivent en deuxième place.»

Quelqu'un s'est même amusé à faire en sorte que le site www.loser.com redirige vers la page Wikipédia de Trump.

Cette défaite en Iowa n'est pourtant pas une catastrophe pour Trump: lors des deux précédentes présidentielles, en 2008 et 2012, les vainqueurs républicains des caucus de l'Iowa (Mike Huckabee et Rick Santorum) n'ont pas été les nominés du parti. 

Mais comme l'explique Fusion, cette performance décevante doit être particulièrement douloureuse pour les fans du milliardaire new-yorkais:  

«Lors du premier vote des élections de 2016, leur candidat, l'homme qui a prêché l'Evangile de la Victoire pendant toute sa carrière, [...] celui qui s'est proclamé le gagnant qui peut ramener la grandeur de l'Amérique, n'a en fait pas gagné.»

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