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Comment le «maire de nuit» a changé la vie d'Amsterdam

Amsterdam | Moyan Brenn via Flickr CC License by

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Mirik Milan, un ancien promoteur de discothèque, a été élu «maire de nuit» de la ville d'Amsterdam. Il est en charge de régler tous les problèmes liés à la vie nocturne

Une fois la nuit tombée, en ville, les commerces ferment et laissent place aux bars et aux boîtes dans lesquels certains feront la fête jusqu’au bout de la nuit. Cette vie nocturne représente un véritable attrait touristique et économique. Pour développer ce capital, certaines villes comme Amsterdam ont élu des «maires de nuit»ainsi que le rapporte le site Citylab. Leur mission? Agir sur tous les problèmes liés à la vie nocturne.

Dès 2003, la capitale hollandaise a joué les précurseurs. Actuellement, c’est Mirik Milan, un ancien promoteur de boite de nuit, qui occupe la fonction. Il a été choisi par votes en ligne. À Amsterdam, la création de ce nouveau poste a débouché sur des réelles avancées, notamment en matière de «bruit». Le prolongement des horaires des établissements nocturnes a réduit les perturbations dans les rues. Chaque club est libre de fixer ses propres horaires. Les soirées, plus longues, peuvent rapporter plus et les sorties sont échelonnées tout au long de la nuit, limitant le tapage nocturne.

Pour garantir la sécurité et le respect des riverains, Milan a également mis en place une «patrouille» de dix volontaires –«qui ne sont ni la police ni la sécurité»– présente dans les zones où l’activité nocturne est forte, pour anticiper et résoudre les problèmes. Ils expliquent notamment aux fêtards les règles à respecter pour ne pas gêner les riverains.

Paris, Toulouse…

Non seulement, ces deux mesures ont permis à Amsterdam de pacifier et de développer sa vie nocturne, mais elles vont en amener d’autres. Le maire de nuit, persuadé que «dans l’économie de nuit, il y a beaucoup de talents», n’est pas avare d’idée: il veut ouvrir les bibliothèques aux étudiants toute la nuit, ou créer des espaces de travail ouverts sept jours sur sept vingt-quatre heures sur vingt-quatre…

Le modèle d’Amsterdam a d’ailleurs tellement bien fonctionné que d’autres villes ont décidé d’élire un maire de nuit, comme Paris ou Toulouse notamment. À Paris, on ne semble pas prendre la fonction véritablement au sérieux puisqu'à côté de Clément Léon, élu pour une durée indéterminée par 3.000 Parisiens, la maire Anne Hidalgo a nommé un conseiller délégué auprès du premier adjoint chargé des questions relatives à la «Nuit» pour s'occuper de ses questions.

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