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Pour le Carnaval, Cologne crée un espace sécurisé pour les femmes

Cologne I REUTERS/Wolfgang Rattay

Cologne I REUTERS/Wolfgang Rattay

La décision a été prise après les agressions de masse du Nouvel An. Pour l'heure, l'annonce de cette zone aux contours flous suscite davantage de questions que de réponses.

Afin d'éviter une vague d'agressions sexuelles comme celle qui a eu lieu la nuit du Nouvel An à Cologne, les autorités municipales ont annoncé la création d'une zone sécurisée où les femmes pourront se rendre en cas de problème, lors du carnaval de la ville qui commence la semaine prochaine, rapporte The Telegraph. Dans cet espace protégé, des travailleurs sociaux et psychologues seront disponibles. La ville va aussi ajouter des lampadaires mobiles afin d'éclairer les recoins sombres, ainsi que déployer des forces de l'ordre supplémentaires. 

En tout, près de 360.000 euros seront dépensés pour assurer la sécurité des femmes, selon le Süddeutsche Zeitung. 

«Nous sommes conscients que les journées du Carnaval représentent un défi et que nous devons montrer que nous avons tiré les leçons des terribles incidents de la nuit du Nouvel An», a déclaré Guido Kahlen, un conseiller municipal.

Plus d'un million de visiteurs sont attendus.

Une trentaine d'interpellations pour le Nouvel An

Comme l'explique Christina Cauterucci sur le site Slate.com, la fonction exacte de ces espaces protégés n'est pas tout à fait claire et pose plusieurs questions auxquelles les autorités n'ont pas encore répondues: Y aura-t-il des barrières? S'agit-il pour les femmes de s'y réfugier après une agression? Comment les femmes pourront-elles assister au Carnaval si elles doivent rester dans la zone protégée?

«Désigner une zone comme “sécurisée implique que le reste de la ville n'est “pas sécurisé que le seul endroit où les femmes peuvent se sentir protégées est un espace de quarantaine isolé et ségrégué par genre.»

Pour la nuit de la Saint-Sylvestre, jusqu'ici, une trentaine de suspects, dont de nombreux demandeurs d'asile, ont été interpellés après la centaine de plaintes pour agressions sexuelles, dont deux pour viols, qui ont suivi le Nouvel An. Au moins deux ont été placés en détention.

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