Le candidat républicain Ted Cruz accusé d'aimer Nickelback

Une technique pour rappeler notamment que Cruz est né au Canada, d'où est originaire le groupe.

Si vous aimez Nickelback, il est fort possible que vous ayez d'horribles goûts en matière de musique. Ce n'est pas (que) moi qui le dis, mais internet. Autant dire que voir une personne débarquer de meetings en meetings avec comme simple pancarte «Ted Cruz aime Nickelback» est l'une des choses les plus drôles que l'on ait vu ces dernières semaines, sur la campagne américaine. Comme le raconte USA Today:

«Les campagnes présidentielles deviennent sales au fil du temps, et les candidats peuvent s'attendre à tous types d'attaques. Là, par contre, ça va un peu loin. Un jeune homme a suivi Ted Cruz dans l'Iowa. Il tient un panneau qui indique que le candidat républicain aime Nickelback. [...] Malgré des millions de fans, Nickelback reste le pire groupe sur Terre pour internet.»

En clair, si un homme politique aime Nickelback, vous ne pouvez pas décemment voter pour lui. Plusieurs journalistes amusés par la blague ont donc pris le jeune homme en photo avant de les publier sur Twitter.

La connexion canadienne

Reste que cette petite blague a aussi un côté assez vicieux. Nickelback est un groupe canadien. Ted Cruz, lui est né au Canada, de parents américains et a renoncé à sa nationalité canadienne, il y a quelques mois. Malgré cela, il est régulièrement attaqué par ses adversaires –notamment par Donald Trump– qui indiquent qu'il ne pourrait pas devenir président car la Constitution exige que les candidats soient nés américains, sans plus de précision. La Cour Suprême américaine n'a, de son côté, jamais donné de définition claire.

Interrogé par le Washington Post, l'homme au panneau qui a refusé de donner son nom ou de dire s'il était envoyé par un des adversaires de Ted Cruz répète que Nickelback et le candidat républicain sont tous deux canadiens, et a distribué des exemplaires de l'acte de naissance de Cruz.

«Je ne veux vraiment pas d'un Canadien dans le bureau ovale. Il semble y avoir eu beaucoup de débats pour savoir s'il est bien né américain ou non, et moi je suis juste là pour faire passer un message.»

Trump visé aussi

Mais Cruz n'est pas le seul à être accusé d'aimer le groupe canadien. Le site canadien de la CBC souligne qu'un panneau similaire est également apparu dans l'un des meetings de Trump.

Cette campagne va décidément beaucoup trop loin.

Partager cet article