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Le thé le plus vieux du monde a été découvert en Chine

Temps de lecture : 2 min

Dans le tombeau d’un empereur, des archéologues ont trouvé les premières preuves physiques de thé dans le monde.

Feuilles de thé | Jeremy Keith via Flickr CC License by
Feuilles de thé | Jeremy Keith via Flickr CC License by

Quel âge a le thé, cette boisson quasi universelle? Une étude, publiée dans Scientific Reports, le journal en ligne et gratuit édité par Nature, affirme que des restes de plantes trouvés dans une tombe vieille d’un peu plus de 2.100 ans sont bien des feuilles de thé, soit «la plus ancienne preuve physique de la boisson», raconte NPR.

Les plus anciens restes physiques de thé découverts dataient jusqu’à présent de la dynastie Song (entre 960 et 1279). Comme le précise l’étude, si «sa popularité croissante parmi les Chinois du nord et les peuple de l’ouest comme les Ouïghours est généralement attribuée à la dynastie des Tang (VIIe et VIIIe siècles de notre ère)», il s’avère que «la première référence textuelle sans ambiguïté à la consommation de thé comme boisson date de 59 av. J.-C., pendant la dynastie Han».

Route de la soie

Ces récentes découvertes vont donc dater l’existence du thé d’environ un siècle plus tôt, puisque le premier sujet de l’étude est le mausolée Han Yangling, à Xi’an, dans l’ouest de la Chine, construit pour un empereur de la dynastie Han, Jingdi Liu Qi, mort en 141 avant J.-C. Lorsque le tombeau a été mis à jour dans les années 1990, les archéologues ont trouvé de nombreux trésors, de la poterie, des armes, des chars… et des plantes partiellement décomposées.

L’autre site archéologique concerné est le cimetière Gurgyam, dans l’ouest du Tibet, datant des années 200. Or on pensait aussi jusqu’à présent que le thé avait été introduit au Tibet dans la dot de la princesse chinoise Wencheng, lors de ses fiancailles avec le tibétain Songtsen Gampo, au VIIe siècle, soit quatre siècles plus tard. «Ceci indique qu’une branche de la route de la soie traversait l’ouest du Tibet à cette époque», résume l’étude.

Bourgeons et feuilles

Dans les deux sites, les archéologues ont trouvé des bourgeons et des feuilles ressemblant à du thé. À partir de cela, les chercheurs ont analysé des phytolithes de calcium, des biomarqueurs chimiques qui permettent d’identifier la plante, et trouvé aussi de la caféine et de la théanine: il s’agit donc bien de restes de thé.

Dans les traces du cimetière Gurgyam, au Tibet, d’autres plantes comme l’orge étaient d’ailleurs mélangées avec du thé. Il est donc probable que ces feuilles de thé aient été «consommées sous une forme similaire au traditionnel thé au beurre, dans lequel le thé est mélangé avec du sel, de la tsampa (de la farine d’orge grillé) et/ou du gingembre, dans les zones de montagnes froides d’Asie centrale», précise NPR.

Slate.fr

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