Partager cet article

Travailler en open space nuit à notre santé

Travailler en open space n'est pas seulement inefficace mais nous rend également malades  | Jean-Etienne Poirrie  via Flickr CC License by Creative Commons

Travailler en open space n'est pas seulement inefficace mais nous rend également malades | Jean-Etienne Poirrie via Flickr CC License by Creative Commons

L’open space favorise la propagation des microbes.

Travailler en open space n’est ni agréable, ni efficace et rend les salariés moins performants. Mais les effets néfastes de ce mode de travail, qui concerne en France 18% des salariés selon le baromètre Actineo/CSA 2015, ne s’arrêtent pas là. L’open space nous rend aussi malades, rapporte Motherboard.

Les chiffres sont clairs. En 2014, quatre chercheurs suédois mènent une étude sur 1.852 employés placés dans sept conditions de travail différentes. Les personnes travaillant dans un espace commun ont deux fois plus de probabilités de poser un court arrêt maladie –d’une semaine ou moins– que celles qui disposent d’un espace de travail privé, comme un bureau.

Que partager un espace de travail augmente les risques de maladie n’est pas une nouveauté, rappelle Motherboard. En 2011, une étude danoise se penchait sur la question: sur 2.403 employés danois âgés de 18 à 59 ans, les personnes travaillant en open space ont enregistré «62% de jours de maladie de plus que les employés en bureau individuel».

Risque de contamination

Car la transmission des microbes et des bactéries est beaucoup plus importante dans un open space, comme l’explique le chercheur et microbiologiste John Noti à Motherboard:

«C’est une question de bon sens. [...] Les gens vont tousser et expirer dans votre direction et toucher votre espace. Donc si vous êtes séparé par quelque chose, si les gens n’ont pas accès à votre espace de travail, il est logique que vous ayez moins de risques d’être contaminé.»

Outre cette prolifération de germes, il ne faudrait pas oublier que l’air que nous respirons au bureau est fortement pollué. En 2000 déjà, Bloomberg Businessweek s’interrogeait: «Est-ce que votre bureau est en train de vous tuer?» L’hebdomadaire américain spécialisé dans l’économie révélait que l’air à l’intérieur des espaces de travail est cent fois plus pollué que l’air extérieur. Plus récemment, début janvier, nous partagions les résultats d’une étude menée les universités Harvard et Syracuse qui révélait que, «plus le taux de CO2 est important dans un bureau, plus les performances cognitives diminuent». Ce qui est bien loin du concept des «bureaux paysagers»mis au point par deux frères allemands dans les années 1950 et duquel est inspiré l’open space, qui étaient de grands espaces agrémentés de plantes vertes.

Vous devez être membre de Slate+ et connecté pour pouvoir commenter.
Pour devenir membre ou vous connecter, rendez-vous sur Slate+.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte